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Tome quatrième.
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45* HISTOIRE

de Chauchot, en 1755. II y donne la manière d’augmenterla stabilité des vaisseaux , pour diminuer les effets des lamescontre les flancs du vaisseau ; il cherche la figure des gabarits,qui sont les plus favorables, des effets du lest pour augmenterle moment de l’inertie.

La hauteur de la quille , l’élanceinent de l’étrave , la quêtede fétambot influent beaucoup sur la propagation des mouve-vemens des roulis. En supprimant tout-à-fait l’élanceinent del’étrave , on augmente considérablement la résistance que lenavire éprouve en se balançant d’un côté à l'autre ; il en estde mêine de la suppression de la quête de l’étambot.

On gagneroit encore en mettant une contre - quille ; cettepièce de bois ne pouvant se mouvoir sans déplacer un très-grand volume d’eau , ne laisseroit pas de faire perdre du mou-vement aux navires. Mais ce qu’il avoit découvert de plusavantageux , c’est qu’il faut faire presque les mêmes chosespour diminuer la propagation des mouvemens de roulis, etpour procurer aux navires la propriété de pincer le vent.

Comme l’élancement de l’étrave diminue la résistance , 00qui est favorable à la promptitude du sillage , il ne faudrapas négliger, lorsque l’on fera l’étrave perpendiculaire , detailler en couteau la pièce de bois qui le recouvre, et qu’onnomme taille-mer [ ;, sans quoi la résistance sur l’étrave seraconsidérable , et peut-être un quart de la résistance totale.

Plusieurs personnes disent que la suppression de l’élancementde l’étrave empêche de virer de bord ; cependant il y a plu-sieurs vaisseaux auxquels on a donné des étraves perpendicu-laires qui virent de bord fort bien, entf*autres le Prothée , de64 canons , qui tient mieux le vent qu’aucune frégate , et quivire de bord assez aisément, quoiqu’il soit de cinq pieds pluslong que les vaisseaux de son rang. Au reste , si l’on veutse conserver la facilité d'arriver , ii faudra , lorsque l’on sup-primera l’élancement de l’étrave, porter le grand mât plus surl'arrière , et approcher le plus qu’on pourra le mât de misainede l’extrérnité de la proue , augmenter la saillie du beaupré et1 étendue des forts ; alors , lorsque l’on ne fera agir que lesvoiles de l’avant, leur effort sera bien plus considérable pourfaire abattre le navire.

Chauchot fait voir que le trapèze est la figure la plus avan-tageuse de toutes, soit pour diminuer i’étendue des mouvemensde roulis , soit pour modérer leur vivacité , soit pour empêcherqn’ils ne se propagent trop long-temps. II est vrai qu’il fautémousser les angles ; mais pour que l’avantage soit sensible ,il ne faut nas trop altérer cette figure : cela pourroit faire croireque la difficulté de trouver du bois propre à former de pareils