DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 461le cit. Dumaitz a reconnu qu’elle étoit insoutenable. Les calculsauxquêls le cit. Dumaitz a été obligé de se livrer lui ont faitpenser que ce seroit rendre un véritable service aux calcula-teurs que de donner une Méthode pratique qui les abrège beaucoup.
La considération de la partie postérieure du vaisseau n’a paséchappée à M. Chapman : le vaisseau étant en repos, dit-il, sacarène est pressée dans tous ses points, par le fluide où il estplongé ; lorsqu’il est mis en mouvement, aux pressions de Pavantdoit être ajoutée l’impulsion de Peau, mais l’arrière se déro-bant au fluide, il y a une cessation de pression, une espèced impulsion négative sur cette partie qui revient à une impulsionpositive de Pavant, et doit être ajoutée à celle qui a lieu surcette Dartie. Voilà l’idée de M. Chapman, en conséquence delaquelle il calcule la résistance sur les deux parties, d’après unrésultat synthétique assez satisfaisant ; il fait une somme derésistance , qu'il vérifie d’ailleurs par une considération fortjuste de l'éîévation de Peau vers la proue, et de sa chute dansle remout ; il donne des exemples de ces calculs qui ne laissentrien à désirer.
' VIII.
JDu Roulis et du Tangage.
Les mouvemens de roulis et de tangage étoient une partieessentielle à la construction et à la manœuvre, et P Académiedes sciences revint plusieurs fois à ce sujet ; elle obtint quatrepièces importantes , deux de pratique et deux de théorie.
L’on entend par roulis les balancemens que le vaisseau faitd’un côté à l’autre ; et par tangage , ceux qu’il fait dans lesens de sa longueur. Les roulis sont quelque fois produits parla variation de l’impulsion du vent sur les voiles, quelquefoispar le choc des lames, qui viennent frapper le flanc du navire jet lorsque ces causes Pont une fois fait incliner , la pousséeverticale de l’eau , qui ne se réunit plus dans le centre de gra-vité de sa carène , le ramène à son état d’équilibre ; revenuà ce point, la vitesse qu’il a acquise le fait repasser de Pautre.Le navire continue ainsi ses oscillations jusqu’à ce que la ré-sistance de Peau ait anéanti totalement son mouvement. Letangage a à-peu-près les mêmes causes que le roulis ; maiscomme ce mouvement ne peut avoir lieu sans que le navireéprouve beaucoup de résistance et sans qu’il déplace beaucoupd eau ; il ne se perpétue guère qu’autant que de nouvelles causesle produisent.
La première pièce qu’on trouve sur cette matière est celle