Band 
Tome quatrième.
Seite
489
JPEG-Download
 

DES MATHEMATIQUES. Parx. V. Liv. VIH. 489sous le vent, afin que l’orientement de ces deux voiles soit egalautant qu’il est possible ; dans les ouvertures pour donner del’air dans les faux ponts ; enlin dans les rouleaux en dehorsdes écu hiers pour faciliter la rentrée du cable dans l’appareillagedes ancres. Ainsi cet ouvrage, réuni au précédent, contienttoutce qn’on pou voit dire de mieux pour la perfection de l’arrimage.

Nous avons fait voir jnsqu’ici combien la réunion de la théorieet de la pratique ont été utiles à la navigation, et doivent l’êtreencore: posséder cette théorie dans toute son étendue, paroîtsurpasser les forces de l’esprit humain ; on est donc obligé dese contenter d’une partie de cette science vaste, c'est-à-dire,d’en savoir assez pour donner aux vaisseaux les qualités prin-cipales dont 011 a besoin :

i°. Qu’un bâtiment, avec un certain tirant d’eau, puissecontenir et> porter la charge pour laquelle il est destiné.

2 0 . Qu’il ait une stabilité suffisante.

3°. Qu’il se comporte bien à la mer, de façon que les mou-vemens de roulis et de tangage n'en soient pas trop vifs.

4°. Qu’il marche bien vent arrière comme au plus près etqu’il gagne dans le vent.

5°. Qu'il 11e soit pas trop ardent, et cependant qu’il vire fa-cilement de bord.

Dans toutes ces qualités, il y en a dont les causes se con-trarient directement} il s’agit de trouver, au moyen de la théorieet de la pratique , un milieu qui produise un maximum pourl’objet qu’on se propose. C’est le sujet du traité de Bouguer etde don Georges qui sont précieux par la réunion de la théorieet de la pratique.

Mais la construction a un grand désagrément, c’est que quandmême on auroit suivi la théorie avec la plus grande exactitude,et qu’on auroit, d’après les règles, exécuté avec le plus grandsoin, le constructeur peut cependant courir risque de perdresa réputation; car, quoique un vaisseau ait été construit d’aprèstoutes les règles que prescrivent la théorie et la pratique, queses mâts et vergues soient bien placés et dans leur vrai rapport,qu’on soit sûr eníin que ce bâtiment possède toutes les meilleuresqualités; il peut cependant arriver qu’un tel vaisseau se com-porte très mal.

i°. Quoique le grément du vaisseau, quand les mâts et lesvergues sont placés en leur lieu, et sont dans.un juste rapport,ne soit pas un objet si considérable que chaque marin n’en doiveconnoître les proportions, il arrive cependant souvent qu’onemploie des manœuvres trop fortes et des poulies trop grosses ,ce qui produit un poids trop considérable dans les hauts. IIpeut aussi se trouver que les voiles soient mal coupées, le vais-Tome IV. Q q q