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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 491

X.

De /■'Examen maritime de don Georges - Juan.

Je ne puis mieux terminer cette histoire de la navigationqu’en faisant connoître en détail l’ouvrage le meilleur, le plussavant et le plus complet qu’il y ait sur la construction et lamanœuvre , et je le ferai d’après le savant traducteur , le cil.Pierre Lévêque , qui l’a augmenté et amélioré , et qui m'ena donné une notice , qu'aucun autre que lui n’auroit pu faireaussi bien. J’ai déjà parlé plusieurs fois de cet excellent ou-vrage , ainsi je ne mettrai ici que les parties sur lesquelles jen’ai pas eu occasion d’insister dans les articles précédens. Voicid’abord le titre de l’ouvrage. N

Examen maritimo theòrìco -práctico , ó Tratado de ine-chanica applicado à la construccìon , conocimiento y ma-nès o de los navìosy denias embarcacìones;por D. Jorge Juan,comeniiador de Aliaga en la orden de Han-Juan , xeje deesquadra de la real armada , capitan de la companìa.de Gardias marines , de la sociedad de Londres y de la.academia real de Berlin. —En Madrid, M. DCC. LXX 1 ,2 vol. i«-4°.

Qui descendant mare in navibus facientcs operationeum aquis multis :

Ipsi rideront opéra domini et mirabilia ejus in profundo .

11 y a peu d’ouvrages aussi importans pour la marine , etcependant il ne fut point connu en France avant 1783 , époqueoù la traduction françoise a été publiée (1). Juan avoit le rareavantage d'être un profond géomètre et un des plus grandsnavigateurs ; il avoit accompagné Bouguer au Pérou , pour lamesure de la terre, dès 1786.

Juan sentit de bonne heure que le concours de la théorieet de l’expérience est absolument nécessaire à la perfectiondu grand art de la marine ; mais en jetant un coup d’œil surles difficultés que cette réunion présente , on ne doit pas êtreétonné de l’ignorance des siècles précédens. L’homrne de mer,occupé tout entier de la pratique , destiné à Faction , et fa-tigué par des travaux forcés , ne trouve plus le temps , ni lesdispositions d’esprit nécessaires pour des études aussi étendueset aussi pénibles. D’un autre côté , le savant qui a besoin d'unegrande tranquillité pour ses méditations , ne cherche nullementa s’exposer aux fatigues extrêmes et aux risques dans lesquelsle navigateur passe sa vie. Cependant l’expérience ne manque

(1) On trouve cette traduction , à Paris , chez Firmin Didot.

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