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Tome quatrième.
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4<j6 HISTOIRE

conviendroit de suivre pour éviter cet inconvénient. L’auteur

traite dans le troisième du gouvernail, des voiles, des rames

comme nous l’avons indiqué dans les articles respectifs de notre

histoire.

Le livre IV traite des actions et des mouvemens du navire :c’est un des plus importans de l’ouvrage. L’auteur fait l’examende la marche, ou du mouvement progressif imprimé au vaisseaupar 1 action du vent sur les voiles, et du rumb quelle l’obUgede suivre. II donne quatre formules qui expriment les quatrevitesses qu’il distingue dans le vaisseau, savoir, la vitesse directeoù suivant la quille de poupe à proue ; la vitesse latérale ou per-pendiculaire au côté ; la vitesse oblique qui résulte des deuxpremières , et que le vaisseau suit effectivement ; eniin, la vitesseavec laquelle le vaisseau s’élève dans le vent, suivant la lignemême de sa direction, et il en déduit l’expression de sanglede la dérive. Ces formules font voir que les quatre vitesses seroientproportionnelles à celles du vent, si la courbure des voiles n’al-téroit pas un peu cette proportion : que plus le rapport entreles résistances latérale et directe sera grand, plus la vitesse directesera grande et la vitesse latérale petite : que pour que le vais-seau gagne au vent, il faut que ce rapport soit plus grand quecelui de la tangente de sangle du vent avec la quille, à la. tan-gente de l’angle que la perpendiculaire à la quille forme avecfa direction de l’effort des voiles. Ces mêmes formules prouventencore que les quatre vitesses augmentent à mesure qu’on aug-mente la voilure, et que les vitesses directe et oblique augmententà un tel point, quand on navigue vent largue avec tout sonappareil , quelles arrivent enfin à être plus grandes que celledu vent. L’auteur indique les cas ou cela arrive, et quoiqu’ilsn’aient pas lieu dans les navires ils se rencontrent dans les galèreset les chebecs. II applique ensuite ces formules à des exemplesrelatifs à la disposition ordinaire des appareils employés à lamer, tant vent arrière que vent largue ouau plus près, et trouvedes résultats conformes avec les faits; ce qui n’a nullementlieu dansles formules déduites de f ancienne théorie des résistances.

Ayant déduit l’expression de la vitesse directe en série, il en.déduit fa manière de combiner les dimensions principales desvaisseaux pour qu’ils prennent la plus grande marche possible :en augmentant leur longueur et en diminuant à proportion deleur creux, on augmente la vitesse, mais cela n’est pas sansinconvénient; la vitesse augmente encore lorsqu’on augmentela longueur et qu’on diminue la base à proportion , clans le casoù la longueur seroit constante , et qu’on feroit diminuer le bauou le creux. 11 trouve qu’il est avantageux pour naviguer ventarrière ou avec un vent très-largue, d’augmenter le bau et de

diminuer