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site ; il discute les avantages que comportent ces deux sys-tèmes , et donne les préceptes pour les proportionner à l’artiileriequ’iJs doivent porter, d'ou on infère combien il est importantque l’artillerie soit courte, non seulement pour qu’elle soit plusmaniable et le vaisseau moins chargé , mais encore pour sa plusgrande durée , parce qu’alors les momens d’inertie sont beau-coup plus petits.
II fait aussi une récapitulation très-instructive de ce qui aété dit sur faction des voiles relative à la stabilité; il fait voirf erreur dans laquelle on tomberoit, en augmentant lès appareilsdes grands vaisseaux , comme font prétendu quelques marinsspéculatifs , par la seule raison que leur stabilité est plus grandeà proportion que celle des petits. 11 recherche la variation quidoit arriver à celte qnalité, en faisant varier quelques-unes desdimensions, le poids ou la coque du vaisseau, et éclaircit letout par les exemples nécessaires. — A f occasion de Ja marcheet du rumb que suivent les vaisseaux, lorsque les formules ana-lytiques démontrées sont trop compliquées pour être mises àla portée des navigateurs , fauteur les réduit à des constructionsgéométriques d’une intelligence très-facile , et en même-tempstrès-élégante.
Enfin, cet ouvrage est terminé par des considérations de la plusgrande importance sur le manège des vaisseaux ; fauteur y faitconnaître le degré d’action de toutes les puissances qui y con-tribuent, ainsi que les avantages qui résultent de la bonne po-sition des mâts. 11 donne aussi des règles fort utiles pour adoucirles roulis et les tangages, avec un grand nombre d’exemples.« Si sur le tout, dit fauteur, on a soin de consulter Texpé-« rience , on verra clairement sa correspondance exacte avec» notre théorie ; c’est Tunique moyen d’accréditer les principesm sur lesquels elle est sondée ».
Le cit. Lévêque, a qui nous devons la traduction írançoisede cet important ouvrage, ne pouvoit manquer de faugmenteret de le perfectionner. Egalement versé dans la géométrie etdans la marine , il a fait des notes et des explications très-éten-dues : il a développé les idées qui, dans f original, ne sont pasprésentées avec assez de clarté; il y a corrigé plusieurs calculs,et il en a souvent indiqué f esprit. Lorsque la partie analyti-que était trop compliquée, il en a exposé les principes et lesdétails , en les rapportant autant qu’il a été possible, à ce quiest enseigné dans le Cours de mathématiques , qui est entreles mains de tous les constructeurs et de tous les marins.
Don Gabriel Ciscar , habile géomètre autant que navigateur,capitaine de frégate de la marine d’Espagne, et directeur desétudes de l’académie des garde - marines du département de Car-