DES MAT H È MAT IQ U E S. Part. V. Liv. VIII. 499
tagène , a entrepris de publier une seconde édition de l ’ExamenMaritime . Le premier volume a paru à Madrid en 179^, avecdes augmentations considérables, dont le but est de rendre cetouvrage classique , et de réunir dans le même ouvrage tous lesprincipes nécessaires à son intelligence. Ce premier volume con-tient 628 pages , grand in-\°. outre 98 pages pour le discourspréliminaire , les tables, etc. et ne renferme que la mécaniquedes solides, c’est-à-dire le livre premier du premier volumedel’ouvrage de D. G. Juan : nous allons indiquer sommairementles aditions faites à cette édition.
Le commentateur expose les principes généraux qui doiventfaciliter l’intelligence de l ’Examen Maritime , cette partie esttrès-élémentaire ; il y traite d’abord des fonctions proportion-nelles, et des atlentions qu’il faut avoir pour les mettre sousla forme d’équation, et pour les comparer : il parle ensuitedes séries à différentes constantes , des racines des équationsgénérales et de celles qui n’appartiennent pas au problème,de la construction des équations aux surfaces, des courbes àdouble courbure 5 il expose la théorie des logarithmes, et ter-mine cette partie par un traité élémentaire du calcul différencie!et intégral.
Ciscar donné ensuite le texte de l ’Examen Maritime ; lesaugmentations sont de deux espèces : savoir, des notes sur lesdifférons articles , et des additions à chaque chapitre. Commeles notes ont presque toujours pour objet d’éclaircir le texte,et d’en développer les expressions analytiques ; cette partie estplus étendue que l'ouvrage même, les réflexions de l’éditeursont très-judicieuses , et présentées avec toute la clarté et le dé-veloppement que peuvent desirer les coinmençans. Souvent ilprésente certaines propositions sous un point de vue plus gé-néral que ne l’avoit fait D. G. Juan ; il propose des vues etdes applications nouvelles , et indique quelques corrections.
Les additions au chapitre premier contiennent la notion despuissances en général et de leur comparaison. Ciscar discutece qu’on a entendu par les forces vives et les forces mortes;il y traite de la gravité, de la force des agens animés, et dela manière de calculer les effets des puissances variables, sui-vant une certaine loi ; des puissances variables en raison destemps , ou en raison des vitesses, et en applique les formulesaux vitesses que prennent les boulets, par faction de la poudre.Sur quelques points d’astronomie physique, et dans plusieursautres endroits, on trouve des considérations nouvelles, et par-tout une grande clarté.
Les additions au chapitre deuxième ont 58 pages ; elles traitentdes puissances proportionnelles, de f effet d’une puissance quel-
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