5 o 4 HISTOIRE
Cette table , dont Vidée est de Borda, est le résultat de grandnombre de vaisseaux de différens constructeurs, que le cit. Yialdu Clair bois , jaugea exactement en 1787. Pour comparer le ré-sultat avec la règle ci-dessus, et en déduire ce que la pratiquedevoit fournir pour résultat probable du jaugeage, il opéra anHavre , sur i 5 à 2.0 bâtimens de toute espèce ; il envoya à Bor-deaux , à Saint-Malo , au Croisic, à Bayonne et à Marseille, uneinstruction sur laquelle on en jaugea autant dans chaque port.Le cit. Lévèque y mit beaucoup de temps, de peines et de dé-penses , et ce fut le résultat de 27000 proportions, qui servit àVial pour construire ces tables. Le diviseur 5 i est celui qu’ila trouvé plus convenable aux différentes espèces de chargemenspour que le nombre de pieds cubes donne le nombre de tonneauxa’arriaiage, au lieu de 4 2 qu’on a coutume de supposer. Maiscomme 1 es pace compris dans le vaisseau n’est que du produitdes trois dimensions, c’est csò , qui est le moyen diviseur de cestables. Au reste, comme ce n'est ici qu une aproximation ouune estime, il est indifférent qu’il y ait quelque chose de plusou de moins, mais il est important que la règle soit uniformeet générale, et c’est ce que l’on peut avoir par la nouvelle mé-thode et les tables que nous avons indiquées.
Pour bien sentir le fondement de cette règle, il faut se rap-pellera que le problème du jaugeage consiste à trouver la quantitéde tonneaux d’arrimage que peut contenir la cale d’un navire,(le tonneaux d’arrimage étant une capacité de 42 pieds cubes.)
II est aisé de jauger un navire , lorsqu’il est déchargé ; il suffitalors de cuber la cale par parties , et de diviser par 42 le nombredes pieds cubes qu’on a trouvés, le quotient est le nombre detonneaux d’arrimage que ía cale peut contenir : mais il faut aussipouvoir le jauger lorsqu’il est chargé , et alors comme on ne peutmesurer que les dimensions extérieures et le creux, il faut tirerparti dc ces dimensions pour en conclure la quantité de tonneauxd’arrimage.
La chose seroit aisée, si les cales des navires étoient toutessemblables, ou que du moins elles fussent allongées ou applatiesproportionnellement ; car alors déterminant par une expériencela quantité de tonneaux d’arrimage dans un navire donné, etcomparant ensuite ce nombre de tonneaux avec le produit, sa-voir, la longueur, la largeur et le creux, exprimés en pieds, lequotient de ce dernier nombre divisé par le premier , seroit undiviseur commun , par lequel il saudroit diviser le produit destrois dimensions d’un autre navire quelconque, pour avoir sonjaugeage.
Mais les cales des navires ont des formes très-différentes lesunes des autres. Quelques navires, comme par exemple les
Hollandois,