DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 5 o 3militaire; à Avignon, chez Jean Aubert, 1778, On peut
voir aussi les Mémoires de V'Académie , pour 1721, 172J, 172 5 .La méthode de Mairan, adoptée par ['académie , cjui en donnaun certificat à l’amiral de France, ( Histoire de V Académie ,1726) consiste à mesurer la surface de la section horizontaledu navire chargé et non chargé , la surface moyenne multi-
Í iliée par ia hauteur comprise entre ces deux surfaces, donnea solidité ou le volume de ['espace, dont la charge fait enfoncerle navire, mais cette méthode est pénible , et l’on n'est pas tou-jours maître de remployer.
Suivant la méthode la plus usitée, on partage la longueurdu navire en 6 ou 8 parties, par des plans verticaux, dont oncherche la surface, en prenant leur largeur en haut, en bas etau milieu; le milieu entre les largeurs est la largeur moyenne.On prend la hauteur dessous le pont, à mi-épaisseur des baux,le milieu entre toutes les largeurs moyennes se multiplie par lemilieu entre toutes les hauteurs et par la longueur du vaisseau ,©n à la capacité en pieds cubes ; mais si l’on veut avoir les ton-neaux de port, suivant ['évaluation admise communément, ondivise la capacité par 42.
Dans le rapport sur la navigation françoise, fait à ['assembléenationale, au nom de ses comités de marine et de commerce,
Í jar Delattre, le 22 septembre 1791 , on trouve des tables poure jaugeage, et une règle qui devoit être généralement suivie,quand la loi aurait été portée ; on a décrété une méthode bienmoins utile; ainsi, nous préférons d’indiquer la règle qui nousparaît la meilleure, et qui se trouve aussi dans Y Aùrégé de Na-vigation du cit. de la Lande. Suivant cette règle, on mesure lalongueur depuis le trait extérieur de la rablure de l’étrave , jus-qu’au trait extérieur de la rablure de l’étambot; la largeur priseen dehors au plus fort du navire ; enfin le creux, depuis le dessusdu pont supérieur jusqu’à la quille, ou depuis le niveau des platsbords, si le vaisseau 11’est pas ponté, et on multiplie ces troisdimensions l une par l’autre. On prend la largeur du navireaux endroits qui sont à un douzième , en partant de la rablurede l’étrave et de celle de l’étambot, et l’on prend le milieu entreces deux largeurs, prises vers les extrémités.
L’excès de la plus grande largeur au fort, sur cette largeurmoyenne des extrémités, combiné avec la largeur au fort, faittrouver dans la table un diviseur qui est entre 84 et i 3 o; di-visant par ce nombre le produit des trois dimensions, on a lenombre des tonneaux cherchés. Par exemple, pour un navire de40 pieds de large, si l’excès était nul, on diviserait par 84; sicet excès étoit de 1 5 pieds , on diviseroit par 127, ce sont lesnombres que fournit la table,et qui est dans Y Abrégé de Navigation .