DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 5o 7de l’ensemble des divers inconvéniens qui peuvent déterminerà sacrifier une partie de la fbéCé à la dor’étì.
Une observation importante, tirée dû supplément atì* traitéde la corderie, est que la résistance' des cordages ne doit pasêtre évaluée à plus de la mòitié de oe quë donnent les tablesordinaires; UU'Ctfrd'agè de deux pbuces n‘ê doit pas 1 être exposéà porter pfuS 1 dô ittilie livres , ou' perit-être nié me hùit centlivifes : car oh Voit dans ce traité Oonibiétt' les cordages perdentpar les succéssiòils'dë temps, ét on né doit compter pour làíbrce des cordages' employés- au gréinerit que cellés qu’ils con-servent après uné certaine durée.
Si oh v envi t à supplér au gaudëoil pâr quélqu’espèce de moyenqui permît dé défeudrë les' cordages de l'humidité, il faudróitprévenir les accidehs qu’otíCasiorinerOit la tensibri des haubans,s’ils conserVOierit tome létir élasticité, ét‘ si oh lés rídoit 1 , c’est-à-dire, roidissoit d'un temps sec, parcé 'qtíe T'hiirtlidlté en lesracourcissant, leur feroit emporter les porte haubans, et pour-roit occasionner d’autres accidens ; car la plus grande varia-bilité d’extention des cordages gaudronnés, leur peu de racour-cissement par l’huniidité font qu’on n’a pas à craindre de pareilsellorts. Enfin cette partie de la manœuvre a été très-perfeciion-née dans ce siècle', et c’est pbur cela quë nous ën ayons faitun petit article.
XIII.
Moyen pour désaler Veau de la mer.
Depuis plus d’un siècle on s’est occupé en Angleterre et enFrance des moyens de rendre potable l’eau de mer; Planton,Valcot, Fitzgérald, Hales, Appleby, Leibnitz, Gautier, méde-cin de Nantes, &c. ont donné des moyens. On peut voir lesexpériences de Hales dans les Transactions de i 7 55,page di 2 .En i 7 6i, M. Poissonnier donna la description d une cucurbitepour distiller et désaler l’eau de la mer. On en fit plus de hoexpériences qui réussirent à merveille. Poissonnier s’embarquasur le vaisseau les Sise Corps , pour faire en pleine mer cetteopération qu’il répéta ensuite dans la rade de ce port. Suivantles rapports de Chésac qui commandoit ce vaisseau , et de tousles officiers qui furent témoins des essais, l’eau que Poissonnieravoit déssalée , se trouva douce, pure, légère comme l’eaude pluie , et la salubrité en fut prouvée par Pexpérience deplusieurs personnes qui en burent pendant long-temps. La ma-chine destinée à l’opération ne cause aucun embarras dans levaisseaux : le service s’en fait dune manière simple, sans aucune