DES MATHEMATIQUES. Part. V. Liv.IX. 5i511 seroit utile d’avoir une hypothèse avec laquelle on pûtcalculer la déclinaison de l’aiguille. Pour cela on a essayé dedéterminer le point de la surface de la terre vers lequel se dirigel'aimant ; Halley en i683 , Euler en 1745 , le Mon nier en 1776,Buffon en 1788, de la Lande en 1799 ont cherché à en lixerla situation j et un physicien des Etats-Unis de l’Arnérique ,M, Churchman vint à Paris en 1794 proposer au gouvernementfrançais d’ordonner un voyage dans le nord pour déterminerla situation de ce pôle magnétique. 11 avoit publié en 1794 unouvrage dont il est parlé dans la Connaissance des Temps del’an 4, 1796 , où il donne une hypothèse pour calculer fa dé-clinaison de l’aiguille aimantée en divers lieux et en différonstemps. Le cit. de la Lande a voulu voir comment elle s’accordoitavec les dernières observations ( Connoissance des Temps del’an 12). 11 en avoit rapporté une dans le vol. de l’an 5, 1797 ,p ■ 35j, faite en 1778 à Nootka vers 48° 36' de latitude, et129 0 à l’occident de Paris ; la déclinaison y étoit de 19 0 44^à í’est. Dans le même temps elle étoit à Paris de 19 0 33' ensens contraire; en supposant que les aiguilles se dirigeassentvers le même point et dans des plans de grands cercles, iltrouve que ce point seroit à 77 0 4 r de latitude. Euler le mettoità 75 dans les Mémoires de Berlin 17^7, le Mon nie r à 73°.Lois du magnétisme 1776 ; Buffon à 71 , ce qui semble annoncerpeu de changement. Euler supposoit à la vérité deux pôles quin’étoient pas diamétralement opposés ; mais les deux obser-vations dont nous venons de parler sont assez voisines du pôlenord pour pouvoir le déterminer indépendamment du pôle-sud.Churchman ne met qu’à 6o° le pôle-nord, ce qui est trop éloignédes autres. Ces deux observations détermineroient mal la lon-gitude du pôle magnétique, parce que l’angle au pôle est tropobtus , le cit. de la Lande a cherché une observation qui eûtété faite entre deux ; il a trouvé qu’à Norriton 4o° 10 ' de la-titude et 77 0 36' à l’occident de Paris, la déclinaison étoit en1770 de 3° 8'. ( Trans. Améi'ic. , p. 117. ) Et il en a conclu lepôle no° 35' à l’occident de Paris ; il est vrai que l’année n’estpas la même que pour les deux premières observations, maisla différence ne peut pas être considérable.
II trouve encore que dans l’observation du passage de Vénusfaite à la baye d’IIudson en 1769 à 58° 48 ^ âe latitude et 96"3o / à l’occident de Paris, la déclinaison étoit de 9 0 4U à l’ouest( P h U. Trans. , 1769, page 483.) Cela donne 86° seulementpour la longitude du pôle à l’occident de Paris , le milieu seroit98° ou 282 de longitude. Euler mettoit n5, et Buffon ioo° àl’occident de Paris; Le Mon nier 5o° seulement; mais il fautconsidérer que le parallèle étant très-petit, une grande diffé-