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Tome quatrième.
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5i4 HISTOIRE

quand son bord inférieur est élevé sur l’horizon d’environ unde ses demi-diarnètres , et un peu plus à cause de l’inclinaisonde l'horizon de la mer ; car c’est-là le vrai moment ou le centreest véritablement dans l’horizon.

Si l’on pouvoit toujours observer le soleil à son lever ou àson coucher, il n’y auroit rien à désirer dans cette méthode,si ce n’est peut-être de pouvoir faire l’observation seul j maiscomme il arrive souvent que l’horizon n’est pas libre et purau lever ou au coucher du soleil, on est obligé de le prendreà une certaine hauteur. Pour cet effet on relève au moyen despir nuiss du compas la direction du soleil à l’égard de la rosedes vents ; ce qui ne peut être fait aussi exactement que lorsqu’ilest à l’horizon même, surtout quand il est fort élevé; car alorson est obligé de le rapporter aux pinnules avec un lil à-plornb.II faut aussi prendre sa hauteur, et connoissant la déclinaisonet la latitude comme ci-dessus, on trouve l’aziinut ou l’angleque doit faire à ce moment le vertical du soleil avec le méridien.Ainsi par la comparaison de cet angle calculé ou donné pardes tables, ou par une figure, avec celui que fait ce verticalavcc la ligne nord et sud de la boussole , on a la déclinaisonde l’aiguitle.

Mais, comme on l’a dit plus haut, il est assez difficile derelever exactement le soleil au moyen des pinnules du compasordinaire, ce qui joint à l’erreur qui peut provenir de la proxi-mité du fil transversal, à l’égard du centre de la rose, rendl’opération assez délicate.

L'Académie des Sciences ayant proposé pour le prix de 17)2le meilleur moyen d’observer la variation de la boussole enmer, le prix fut remporté par Bouguer. IL donna de grands etsavans détails sur les positions où il est à propos d’observer lesoleil; car il en est où l’incertitude du vertical, et Terreur qu’onpeut commettre en le prenant, peut être fort grande , et d’autresoù elle peut être beaucoup moindre.

Comme il arrive souvent qu’on ne peut observer en mer lavarriation du compas, on y supplée par des cartes où elle estmarquée pour différens pays. Halley en publia une en 1700,Mountaine et Dodson en 1760. Phil. Trans. 1767. Hans le cin-quième volume de Y Histoire Naturelle des Minéraux que Buffonpublia en 1788, et qui fut son dernier ouvrage, on trouve362 pages de tables pour la variation du compas, et pour Tin-clinaison dans tous les pays de la terre. En 1700, le Monniers’en occupa beaucoup aussi, et donna un ouvrage intitulé : Loisdu Magnétisme comparées aux observations et aux expériencesdans les différentes parties du globe terrestre pour indiquer lescourbes magnétiques, 1776, 1778. 2 vol. i/t-% 0 .