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Tome quatrième.
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5i8 HISTOIRE

dans le méridien , il trouva dix ans après qu’ils avoient acquisla vertu magnétique, Mémoires de VAcadémie , 1705.) Réau-inur et Dufay firent des expériences de ce genre ; le dernier,en 1728, examinant les effets d’une barre de fer suspendueverticalement, ajouta aux expériences de Rouhault et Réaumurun fait assez intéressant : on savoit depuis longtemps que lesoutils sur lesquels on frappe pour couper le fer, attirent lalimaille de fer, et par conséquent s’aimantent par le choc.Dufay suspendit verticalement une barre de fer et frappa àcoups de marteau sur une extrémité, aussitôt les pôles chan-gèrent; la partie frappée qui, auparavant attiroit le nord del’aiguille commença à attirer le sud. II renversa cette barre, etfrappant l’extrémité ■qui se trouvoit en bas , les pôles changè?cntde nouveau; la partie inférieure attiroit toujours le sud, et sedirigeoit vers le nord: mais cette vertu n’étoit pas passagère,et subsistoit même en plaçant horizontalement cette barre defer. Il trouva le moyen de frotter des barreaux d’acier de ma-nière à leur donner une vertu magnétique. Toutes ces expé-riences apprenoient que le fer avoit une disposition à devenircomme de l’aimant, et qu’il pouvoit acquérir par différens moyensun certain degré de magnétisme.

Knight, en Angleterre, fit des expériences curieuses, maisil les cachoit, Mitchell parvint à en faire ; Canton y prétenditaussi. II y a un traité des aimans artificiels par Mitchell, etCanton, traduit par le P. Rivoire en 1702. Duhamel etAntheaumeen France poussèrent ces expériences plus loin. Antheaumetrouva que le fer avoit la propriété magnétique sans aucunepréparation et dans un degré éminent. Personne avant lui n’a-voit songé à mettre en expérience deux bares de fer bout-à-boutséparées par unpetitintervalle. C’est à cela néanmoinsqne tenoitl’expérience la plus curieuse que l’on eût encore faite; cariesdeux barres de fer sans être verticales , sans avoir resté long-tempsexposées à l’air, sans avoir été chauffées ou trempées, enfinsans avoir été frappées ni frottées comme dans les expériencesfaites avant lui, donnèrent dans presque toutes les positions desmarques de magnétisme, mais plus encore quand elles étoientélevées sous un angle d’environ 70° au-dessus de l’horizon ducôté du midi, ou 29 0 au-dessus de l’équateur, du moins dansle lieu et dans le temps où furent faites ces expériences.

La manière la plus ordinaire d’aimanter consistoit à glisserl’aiguille ou la lame qu’on vouloit aimanter sur un des deuxpôles de l’armure d’un aimant, ou sur l’extrémité d’un barreaumagnétique. Suivant cette méthode, il n’y a que l’extrémitéde l’aiguille qui sort de dessus le talon de l’armure qui con-serve une vertu sensible. Les extrémités de l’aiguille prennent