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Tome quatrième.
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DES MATHEMATIQUES, Part. Y. Lrv. IX. § 2 !employé par la nature, pour déterminer et fléchir 1 électricitédu globe ou magnétisme vers le fer , do préférence à toute autremasse minérale ou métallique ? Si les conjectures et même desimples vues sont permises sur un objet qui, par sa profondeurct son ancienneté contemporaine des premières révolutions dela terre, semble devoir échapper à nos regards et mêmè à l’œilde l’imagination , nous dirons que la matière ferrugineuse , plusdifficile à fondre qu’aucune autre substance métallique , s’estétablie sur le globe avant toute autre substance métallique ; etque dès-lors elle fut frappée la première, et avec le plus de forcect de durée par les flammes du feu primitif ; elle dut donc encontracter la plus grande affinité avec l’élément du feu , affinitéqui se manifeste par la combustibilité du fer et par la prodi-gieuse quantité d’air inflammable ou feu fixe qu’il rend dans sesdissolutions ; et par conséquent de toutes les matières que 1 élec-tricité du globe peut affecter, le fer , comme ayant spécialementplus d’affinité , avec ce fluide de feu, et avec la force dont il estl’ame , en ressent et marque mieux tous les inouvemens , tantde diiection que d’inflexion particulière, dont néanmoins leseffets sont tous subordonnés à la grande action et à la directiongénérale du fluide électrique de l’équateur vers.les pôles.

H auteur fait voir ensuite les rapports de l’électricité avec l’ai-mant, d’après une quantité d’observations de toute espèce. Lespersonnes dont les nerfs sont délicats et sur lesquelles l’.électri-cité agit d’une manière si marquée , reçoivent aussi du magné-tisme des impressions assez sensibles ; car l’aimant peut, en.certaines circonstances , suspendre et calmer les irritations ner-veuses , et appaiser les douleurs aiguës. L’action de l’aimant qui,dans ce cas est calmante et même engourdissante, semble arrêterle cours, et fixer pour un teins le mouvement trop rapide oudéréglé des torrens de ce fluide électrique qui, quand il est sansfrein , ou se trouve sans mesure dans le corps animal, en irriteles organes et l’agite par des mouvemens convulsifs.

II existe des animaux dans lesquels , indépendamment del’électricité vitale qui appartient à tout être vivant, la nature aétabli un organe particulier d’électiické. et, pour ainsi dire ,un feu électrique et magnétique. La torpille, F anguille électri-que de Surinam , le tembleur du Niger, semblent réunir et con-centrer dans une mèine faculté la force de l’électricité et celledu magnétisme. Ces poissons électriques et magnétiques, en-gourdissent les corps vivans qui les touchent ; et suivant M. Schil-ling et quelques autres observateurs , ils perdent cette propriétélorsqu’on les touche eux - mêmes avec {'aimant. Il leur ôte lafaculté d’engourdir , et on leur rend cette vertu en les touchantavec du fer, annuel se transporte le magnétisme qu’ils ayoientTome IV. Y v y