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Tome quatrième.
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520 HISTOIRE

chacune : la force magnétique que reçoit pour lors la barre d’acier

qu’on aimante, égale celle qu’elle recevroit d’un très-bon aimant.

C’est ainsi qu’on est parvenu à faire des aimans artificiels d’uneforce extraordinaire ; le Maire en avoit fait qui pesoient 6 livreset qui en portoient /jâ ; mais le Noble, en 17/3, en a fait quiportoient 2.Ò0 livres. Ces aimans artificiels donnent aux aiguillesde boussole plus de force qu’on n’en donnoit autrefois , et tousles marins peuvent s’en procurer aisément, pour renouvelles lavertu magnétique lorsqu’elle vient à s’affoiblir dans les compasde route.

L’explication physique des propriétés de l’aimant n’est peut-être pas directement du ressort de cette histoire ; mais l’hypothèseque Buffon a donnée est assez curieuse, pour que nous croyionsintéresser nos lecteurs, en en donnant une idée. Elle est dans le5 e vol. in- 4 0 . de son Histoire naturelle des minéraux , qui paruten 1788.

Après quelques réflexions sur les forces de la nature en général,Buffon considère le feu intérieur de la terre comme étant lacause del’électricité.Les émanations continuelles de cette chaleurintérieure , s’élèvent perpendiculairement à chaque point de lasurface de la terre ; elles sont bien plus abondantes à l’équateurque dans toutes les autres parties cfu globe. Assez nombreusesdans les zones tempérées, elles deviennent nulles ou presquenulles aux régions polaires qui sont couvertes par la glace ouresserrées par la gelée. Le fluide électrique, ainsi que les éma-nations qui le produisent, ne peuvent donc être jamais en équi-libre autour du globe. Ces émanations doivent nécessairementpartir de l’équateur, où elles abondent , et se porter vers lespôles où elles manquent.

Ces courans électriques qui partent de l’équateur et des régionsadjacentes, se compriment et se resserrent, en se dirigeant àchaque pôle terrestre, à-peu-près comme les méridiens qui serapprochent les uns des autres. Dès-lors la chaleur obscure quiémane de la terre et forme ces courans éleotriques, peut de venirlumineuse et se condenser dans un moindre espace, de la mêmemanière que la chaleur obscure de nos fourneaux devient lumi-neuse lorsqu’on la conduit en la tenant enfermée , et c’est-là lavraie cause de ces feux, qu’on regardoit autrefois comme desincendies célestes , et qui ne sont néanmoins que des effets élec-triques, auxquels on a donné le nom d 'aurores boréales.

Ce phénomène sert à expliquer les tremblemens de terre et lesvolcans. En conséquence, l’auteur suit sur toute la surface de laterre, la trace des volcans , ou bríilans ou éteints , que l’onretrouve par-tout.

Mais, dit Buffon, quel est, ou peut-êtrel’agent ou le moyen

employé