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Tome quatrième.
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542 histoire

poque déterminée de 1700 , les lignes où la déclinaison étoítnulle , nous en avons parlé ci-devant ( page 5i4 ) ; il y joignitcelles où la déclinaison étoit de 5, 10 , ió° orientale ou occi-dentale. Ces lignes qui coupoient les parallèles de la terre, dé-voient servir aux navigateurs pour déterminer leur longitude.Car supposant, par exemple, un vaisseau dans la mer Atlanti-que, ayant observé sa latitude de i 5 ° nord, et la déclinaison dela boussole de io° à Test, il n’y avoit qu’à chercher le point oùla ligne de déclinaison occidentale de io°,coupoit le parallèlede 26° nord, ce point devoit être le lieu du vaisseau.

Mais Halley n’ignoroit pas lui-même que la variation de l’ai-guille aimanté étoit sujette dans tous les lieux de la terre à unaccroissement ou déeroissement ; et de-là il résulte que ces lignesde déclinaison n’ont pas une position fixe. Elles paroissent avoirdans l’océan Atlantique une marche progressive de l’est à l’ouest,ensorte que la ligne où il n’y a point de déclinaison, est aujour-d’hui rapprochée du continent de l'Amérique, ainsi que les autreslignes de déclinaison , soit orientale, soit occidentale , qui rac-compagnent. Le même phénomène a eu lieu dans les mers de l’Iudeet dans l’océan Pacifique.

Ces raisons engagèrent en 1744 MM. Mountaine et Dodson ,de la société royale de Londres, à publier une nouvelle carte desvariations de l’aiguille aimantée ; ils ne furent pas découragés parle peu d’accueil des navigateurs, et ils en publièrent,-en 1769,une. seconde, construite pour l’époque de 1766 ; elle y est accom-

J iagnée d’une exposition de la méthode qu’ils avoient suivie dansa construction de cette carte, et des secours qu’ils avoient trouvésdans les dépôts de la marine angloise , et qu’ils avoient eu de lapart de divers savans et navigateurs. Elle a été publiée sous uneéchelle un peu moindre par Bellin en 1765 , dans son Atlas dela marine.

Les navigations faites dans ces dernières années autour dumonde par Cook , Byron, Carteret, Wallis, etc., ont beau-coup ajouté à cet égard à l’exactitude de cette carte ; car il fautconvenir qu’on n’avoit encore qu’un petit nombre d’observa-tions , et assez grossièrement faites, dans la mer Pacifique ; maiscette mer ayant été parcourue dans tous les sens par ces savansnavigateurs, accompagnés, pour la plupart, par des astronomes deprofession ; il en a résulté une foule d’observations qui ontmis dès l’année 1776 M. Samuel Dunn en état de publier unouvrage en forme d’atlas , intitulé ( en anglois ) : Atlas magné -tique ou Nouvel Atlas des variations de l’aiguille aimantéepour les océans Atlantique , Ethiopique et Indien , etc. etc. ,ouvrage destiné à faciliter la navigation des Indes orientales ,et à trouver la longitude dans les principales parties de cfiS