DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 5 4 3mers , à un degré ou (Sq milles près. Cet atlas contient enoutre deux cartes générales des variations , construites selon laprojection de Wright, six cartes particulières des variations dansles différentes mers, sur une échelle beaucoup plus grande quecelle de Halley , et de Mountaine et Dodson. On en lit dans lesactes de Léipzig de 1776 , une analyse intéressante faite parM. Bngge , astronome Danois , où n en compare les déter-minations avec celles des cartes de ce genre , publiées précé-demment ; les différences en sont assez grandes, mais il paroîtque les observations dont Dunn a fait usage, étant plus récenteset en général plus exactes , ses cartes méritent plus de conliance.II n’a pu s’aider , pour la mer Pacifique , que des observationsqui ont été faites par les célèbres navigateurs que je viens deciter ; mais MM. Wales et Bayley y ont , à quelques égards,suppléé par l’ouvrage où ils ont fait part aux astronomes detoutes ces observations.
O11 trouve dans XHistoire de VAcadémie pour 17^1, p. i 3 i ,que M. de la Croix avoit projette un grand travail pour trouverles longitudes par l’inclinaison et la déclinaison de l’aiguille. Ilest bon de s’aider de tous les moyens pour connoître en mer saroute et sa position ; mais je ne crois pas qu’on doive jamaisattendre de celui que je viens d’exposer une exactitude biengrande. II y a dans un vaisseau tant de difficulté à observer ladéclinaison de l’aiguille aimantée , que les observations sur les-quelles la construction de ces cartes est appuyée , ne peuvent queparostre incertaines , à quelques degrés près. Louons donc lezèle de ceux qui ont offert aux navigateurs ce moyen de recon-noître leur route, faute de quelque chose de mieux ; mais gardons-nous de lui confier entièrement le salut de nos navigateurs.
Nous allons maintenant parler d’une tentative pour la déter-mination des longitudes , qui fit grand bruit dans son temps ,et qui fut le sujet d’tine vive querelle. C’est celle de J.-B.Morin,professeur royal et astronome françois, qui étoit un homme demérite , quoiqu’il ait toujours combattu le mouvement de laterre, et qu'11 ait été un partisan opiniâtre de l’astrologie ju-diciaire.
Morin 'employoit la lune à la détermination de la longituded’une manière beaucoup plus savante et mieux raisonnée que lesastronomes qui, avant lui, a voient eu la même idée. Dans lapersuasion où il étoit qu’il n’y avoit rien à lui opposer , il pro-posa en 1734 sa découverte au cardinal de Richelieu. Ce ministrepénétré de futilité de l’entreprise , nomma des commissairespour l’examiner et lui en rendre compte. Ce furent Pascal lepère , Mydorge , Beaugrand , Boulenger et Herigone, sous lal'résidence du commandeur de la Porte, grand maître de l’ar-tillerie.