548 HISTOIRE
au-dessous de l’autre, deux portions de sphères creuses, qui em-brassent une boule de cuivre de manière à lui laisser un mou-vement facile, sans pourtant qu’il le soit assez pour que lamoindre impression puisse la déranger. Ces deux portions desphère sont percées, lune par sa partie supérieure, l’autre parl’inferienre d'o u vert ures assez grandes pour y laisser passer uneforte barre de fer qui traverse la boule, faisant corps avec elle.La partie supérieure de cette barre porte perpendiculairementet un peu au dessus du tillac un petit plancher assez solide etassez grand pour contenir la chaise de l’observateur et le piedsur lequel repose le télescope- Le tillac est coupé en cet en-droit de manière à donner passage à la barre supérieure et neporter aucun obstacle à ses mouvemens.
La barre inférieure porte à la distance la plus grande qu’ilse peut un poids suffisant pour ramener toujours cette barreà la situation perpendiculaire, et conséquemment le plancherde l’observateur à la situation horizontale.
On conçoit maintenant que l’observateur, assis sur ce plan-cher , ne devoit éprouver que des mouvemens fort légers etqu’avec quelque exercice il ne devoit pas lui être impossible deconserver dans le champ de son télescope l’astre qu’il obser-voit. M. Irwin en fit d abord un essai assez heureux, pour luifaire obtenir du lord Howe une attestation portant que cetteinvention méritoit d’être éprouvée plus en grand. Elle le futen effet dans un voyage de six semaines où il changea plusieursfois de vaisseau et où il éprouva toutes sortes de temps ; aucunne l’empêcha d’observer, ensorte que le lord Howe lui donnaune seconde attestation portant que d’après une plus grandeexpérience il pensoit que l’on pouvoit observer sur cette chaisel’immersion des satellites sans être exposé à une erreur plusgrande que de 3 ' de temps. M. Irwin avoit déterminé la lon-gitude du lieu de son retour après ses six semaines de navigationa 17 milles seulement de différence; ce qui étoit 7 milles moinsque n’exige l’acte dn parlement pour obtenir au moins la moitiéd u prix.
Tel étoit l’état de l'affaire de M. Irwîn au commencementde 1760. Le bureau des longitudes devoit prononcer s’il avoitmérité le prix ou partie du prix. Mais cela n’a pas eu de suite,la découverte des horloges marines éclipsa toute autre idée; aureste , le cit. de la Lande remarque que l’idée de suspendrel’observateur se trouvoit déjà dans le Cosmolabe de JacquesBesso/i , imprimé à Paris, en 1667. ( Astronomie , art. 4178. )
Pepuis longtemps on espéroit d’avoir des horloges qui don-neroient sur Te vaisseau l’heure et la minute du premier mé-ridien. L’application du pendule aux horloges astronomiques