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Tome quatrième.
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S 5 o HISTOIRE

Robert Hooke tenta d’y suppléer avec plus d’apparence desuccès vers 1660 , suivant l’historien de sa vie mise en tête del’édiLion de ses ouvrages. II eut vers cette époque, et peut-êtreantérieurement, l’idòe de l’application du ressort spiral pourrégler les montres et pendules. Et il en conçut aussitôt l’idéequ elle pouvoit procurer à des horloges marines la régulariténécessaire. II s’en tenoit pour si assuré, que cet historien citeun acte passé à cette datte, entre lui, Boy le et quelques autresparticuliers pour régler le profit que chacun retireroit de cettedécouverte ; mais apparemment les premiers essais répondirentsi peu à leurs espérances que le ne sache pas qu’iler. ait été renducompte. En effet, quoique le ressort spiral ajoutât beaucoup àla perfection des montres , il étoit encore bien loin de leur donnerle degré de justesse nécessaire pour conserver longtemps enmer l’heure du lieu du départ; ce qu’il eût fallu pour déter-miner la longitude. II falloit que l'horlogerie inventât d’autresartifices pour leur concilier ce degré de régularité.

Quant à l’invention du ressort spiral pour régler les montreset pendules, on l’attribue, sans hésiter en Angleterre, à Hooke,mais il paroîtroit bien étrange qu’une invention aussi intéres-sante pour l’horlogerie fût restée pendant si longtemps cachésdans les papiers de Hooke, tandis qu’en France elle eut toutde suite tant de succès, qu’elle y changea pour ainsi dire,la face de l’horlogerie.

Le ressort spiral fut imaginé en 1674 par Huygens, et exécutépar Turet, habile horloger de ce temps-là; Hooke en Angle-terre, et l’abbé de Hauteíeuille à Paris, prétendirent aussi chacunen avoir été l’inventeur, c’est ce qui a fait dire, dans un mé-moire publié en iy 5 i, sous le nom de M. Andrieu, avocat dela communauté des horlogers de Paris, contre Rivaz , que l’abbéde Hautefeuile en étoit l’inventeur, et Huygens le plagiaire,et cela sous prétexte que le premier y avoit appliqué, dit-onà-peu-près dans le même temps un ressort ordinaire. Le fameuxLeibnitz, dont le nom seul est un éloge, dans ses remarquessur Sully. ( Règle artificielle du temps , p. 187, ) nous dit pré-cisément qu’il étoit alors à Paris, et que l’abbé de Hautefeuille,qui lit un procès à Huygens, fut débouté de ses demandes.

( Lepaute, Traité d’horlogerie , 17 55 . p. 53 .)

La détermination de la longitude en mer par la mesure dutemps n’avoit pas entièrement échappé à la sagacité de Leibnitz.On lit dans le Journal des Savans un écrit de lui ou il pro-pose un moyen de concilier aux montres et horloges où lependule ne peut être employé, une grande exactitude. Netrouvant pas qu’un seul ressort spiral pût remplir parfaitementcet objet, il propose d’y employer deux ressorts spiraux et