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où-ils en serolent assez satisfaits pour désirer des expériences ,- ils peuvent en donner leur certificat aux commissaires de l’ami-rauté , qui sont tenus d’accorder la somme que les commissairesde la longitude auront estimée convenable, et ce jusqu’à la sommede deux mille livres sterling (49200 francs, monnoie de France).Le même acte ordonne que le premier auteur d’une découverteou d’une méthode pour trouver la longitude , recevra dix millelivres sterling, s’il détermine la longitude à un degré prés , c’est-à-dire, à la précision de 60 milles géographiques d’Ángleterre,ou i 5 lieues communes de France ; qu’il en recevra quinze mille ,si c’est à deux tiers dé degré , et enfin vingt mille livies ster-ling , s’il détermine la longitude à un demi degré près. La moitiéde cette récompense doit être payée à l’auteur , lorsque les com-missaires de la longitude, ou la majeure partie, conviendrontque la méthode proposée suffit pour la sûreté des vaisseaux à 80mille des côtes où sont ordinairement les endroits les plus dan-gereux ; l’antre moitié de la même récompense doit être remise àì’auteur , après que le vaisseau aura été à l’un des ports deFAmérique , désigné par les commissaires , sans se tromper dela quantité fixée ci-dessus.
Ce fut en vertu de cet encouragement , aussi bien qne despromesses du Piègent, que Sully construisit une pendule marineen 1726, comme on Fa vu ci-dessus , et que Jean Harrison.entreprit vers le même temps de parvenir au même but. Cet artistecélèbre , alors charpentier dans une province d’Angleterre , vintà Londres ; il s’occupa d'horlogerie , sans autre secours qu’untalent naturel : il visa d’abord à la plus haute perfection, et dèsTannée 1726, il étoit parvenu à corriger la dilatation des vergesde pendule , de manière qu’il fit une horloge , qu’il dit n'avoirjamais varié d’une seconde par mois ; vers le même temps ilfit une autre horloge destinée à éprouver le mouvement des vais-seaux sans perdre sa régularité.
Pour cet effet Harrison substitua au poids moteur de sa pen-dule un ressort, et an pendule régulateur, il substitua deux ba-lanciers placés dans le même plan et faisant leurs oscillationsen sens contraires , afin que si les secousses du navire en déran-geoient un, en l'accélérant, la même secousse produisît un effetcontraire sur le second. Comme la régularité des vibrationsdépend beaucoup de celles du ressort spiral, il donna à cedernier tonte l’égalité possible par quatre ressorts cylindriquesde même force , placés au-dessus et au-dessous de chaque brasdes deux balanciers.
Dans la première construction de son horloge , il s’étudia aussià diminuer les frottemens , et il y parvint par divers moyensingénieux. II falloit encore qu’elle ne s’arrôlât pas dans le temps