DES MATHEMATIQUES. Part. V. Lit. VIII. 555( ]"°n la remontoit, il y pourvut au moyen d’un ressort -quin’agissoit que pendant ce temps. Enfin il rassembla tout cetassemblage dans une boëte suspendue à la manière des bous-soles , mais avec plus d’art.
Lorsque Harrison eut amené les choses à cet état, il íitl’essai -de son horloge sur un petit bâtiment, dans une rivière, et par àtemps orageux. Son succès fut tel, qu’il crut pouvoir l’essayerdans un trajet de Portsinouth à Lisbone et de Lisbone àPortsmouth. II trouva à son retour précisément la même longi-^ode, tandis qu’à l’entrée de la Manche l’estime du vaisseau1 écartoit d’un degré et demi. Tout ceci se passa vers iy35 , etcette année là, Plalley, Bradley, Machin, Graham et Smith,étonnés du talent et des succès de Harrison, attestèrent dansUn écrit signé d’eux , qu’il avoit découvert et exécuté avec beau-coup de peines et dépenses , une machine pour mesurer le tempsen mer, sur des principes quiparoissoient promettre une précisiontrès-suffisante popr trouver la longitude ; en conséquence , ilsestiment que Harrison a mérité le plus grand encouragement dela part du public , et qu’il importe de faire l’épreuve des diffé-rentes inventions par lesquelles il est parvenu à prévenir les irré-gularités qui proviennent naturellement des différons degrés detempérature et du mouvement des vaisseaux.
Ce fut alors que Harrison crut pouvoir s’adresser aux com-missaires des longitudes. Muni des certificats convenables deses premiers succès, il exposa les vues tendantes encore à sim-plifier et réduire le volume de son horloge j il fut accueilli etreçut en l'j'òj des secours propres à le mettre en état de suivreses vues , de sorte qu’en iy'5q, il. produisit sa seconde machine.Elle fut soumise à de nouvelles expériences , dont le résultat futq u'on pouvoit espérer qu’elle donneroit la longitude dans leslimites exigées par l’acte du parlement.
Harrison continua donc de travailler avec une nouvelle ardeur,et en 1741 , il produisit une nouvelle machine plus petite, et quiparut supérieure aux deux premières. Douze membres de lasociété royale attestèrent qu’elle leur paroissoit plus commodeet plus simple, et moins sujette à se déranger ; ajoutant qu'ils nepouvoient trop recommander aux commissaires de la longitudeun homme doué de tant de talons , pour ''aider à mettre la der-nière main à cette troisième machine.
Le 3o novembre 1749 , M. Folkes , 'président de la sociétéroyale, annonça dans L’asse tablée de cette illustre compagnie,que Harrison avoit obtenu le prix ou la médaille d’or qu’ondonne chaque année à celui qui a fait l’expétience ou la dé-couverte la plus curieuse , en conséquence de la fondation deGodefroy Copley, et que Hans Sloane , exécuteur testamen-
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