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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. VIII. 55 7qu’il a exécutée depuis. Mais assez satisfait de la troisième , ilcrut eníin devoir s’adresser à la commission des longitudes qm,après divers délais appareûiment employés à des examens et àdes épreuves, ordonna eníin le 12 Mars, que l'épreuve de lamontre de Harrison seroit faite conformément à Pacte du par-lement. Guillaume Harrison fut substitué à son père, sur sademande , pour le voyage à faire à la Jamaïque. Cette desti-nation fut choisie , tant parcs que ce voyage est ordinairementde six semaines , que pour que la machine lût dans le cas d’é-prouver des températures d’air fort différentes.

Divers contre temps le retardèrent cependant encore plus de sixmois. Eníin les instructions nécessaires pour diriger l’épreuveeu question ayant été dressées , de concert avec la société royale ,Harrison le íils s’embarqua à Poitsmouth sur le Deptfort, chargéde porter à la Jamaïque le gouverneur Littleton , et mit à lavoile le 18 Novembre 1761.

Ees détails de sa traversée sont assez curieux. Après dix huitjours de route , le 6 décembre , les pilotes du vaisseau se fai-soient par i 3 ° 5 e' de longitude est à l’égard de Purtsmouth ,tandis que la montre donnoit 16 0 1 q/ ; ainsi la différence étoitde près d’un degré et demi, de sorte que déjà on la condamnoitcomme inutile et mauvaise; mais Harrison ayant dit qu’il setenoit pour assuré que si l’île de Portland étoit bien marquéedans la carte on la verroit le lendemain , le capitaine tint fermepour ne pas changer de route , et en effet le lendemain à 7heures on découvrit cette île, ce qui rétablit Harrison et soninstrument dans l’cstime de tout l’équipage du Deptfort , quisans cela au^oit été privé pendant tout le reste de la traverséedes raíï'raîchissemens dont il avoit besoin.

La reconnoissance de la Désirade , l’une des Antilles , futpour IJarisson un nouveau sujet de triomphe ; car il l’annonça àpoint nommé au moyen de sa montre , ainsi que les autres îlesqu’on rencontre de-là jusqu’à la Jamaïque. II toucha eníin àPort-Royal de cette dernière îíe le 19 janvier 1762 , soixante-unjours après son départ.

Le 26, on íit les observations et les calculs nécessaires pourconstater la manière dont la montre avoit annoncé la longitudede Port-Royal; on trouva qu’en supposant la longitude de Port-Royal, telle que le donnoit l’observation du passage de Mercureen 1743, de 5 1 * r f t z" de temps à l’ouest de Greenwich ; et àl’égard de Poitsmouth, de 5 h z' 5 1” , la montre avoit marquéce temps à 5 " près, car .elle marquoit.à Port-Royal, après 81jours, 5 h 2/ 46".

Le retour de Harrison à Porìsmouth , ne fut pas moins favo-rable à son instrument. Des qu’il eut obtenu les certificats néces-