556 HISTOIRE
taire de M. Copley , avoit recommandé Harrison à la sociétéroyale , à raison de l'instrument curieux cju’il avoir fait pour lamesure du temps-, le président lui adjugea cette médaille, surlaquelle le nom de Harrison étoit gravé, et il prononça en•même-temps un discours , où il lit connoître la singularité et lemérite des inventions de Harrison dans un assez grand détail :on en trouve un abrégé dans la Connaissance des temps , de
1765.
On y voit « que Harrison , avant que de venir à Londres ,y> demeuroit àBarrow, dans le comté de Lincoln , près de B a r ton» sur Lliumbert ; il n'étoit pas destinéd’ahordàla profession dans» laquelle il a excellé depuis , mais il y fut porté par inclination33 et par curiosité ; il suivoit son génie , et cela vaut mieux que3- tous les préceptes de l’artj il travailla dans sa jeunesse avec» son père , qui étoit charpentier et menuisier ; cela lui lit exa-» miner d'abord la nature du bois, et il y trouva quelques avan-33 tages , qu’il sut mettre à prolit : il fit des horloges , où les>3 pivots étoient de cuivre , et tournoient dans du bois sans33 qu’il fût besoin d’huile , et sans qu’il y eût de l’usure à craindre.>3 11 employa aussi des rouleaux de bois à la place des ailes de>3 pignons , il s’en trouva très-bien ; enlin il imagina un échap-33 peinent nouveau , où la roue ne frottoit point du tout sur les33 palettes ou sur la pièce d’échappement 33. Ce discours contientla suite des essais et des inventions de ce célèbre et ingénieuxartiste.
Harrison avoit fini sa troisième machine , elle n’occupoit pasplus d’un pied en quarré , avec tout ce qui en dépend ; il y avoitajouté beaucoup de perfections. 11 avoit diminué le nombre desroues d’où dépend proprement la mesure du temps et l’txacti-tude de la machine , parce que la roue qui agit immédiatementsur les palettes dans la troisième machine, et celle qui la suitdans la seconde, étoit mise en mouvement , non par la forcedu grand ressort, mais par deux autres ressorts placés unique-ment pour mouvoir ces dernières roues , et qui sont eux-mêmesremontés par le grand ressort à chaque minute dans la secondemachine, et deux fois par minute dans la troisième : ainsi l’onpeut dire que la seconde machine , en ce qui concerne la me-sure du temps et fégalité du mouvement , n'avoit que deuxroues, et la troisième machine une seule roue ; puisque toutesles autres ne sont employées qu’à remonter les ressorts du der-nier mobile, et que le peu d’inégalité qui peut rester dans lefrottement de ces autres roues, n’ìnílue en aucune façon sur lerégulateur. Un autre avantage de ce dernier, instrument, étoitd’avoir changé la disposition ct la figure des balanciers.
Enlin en r ?58 , Harrison imagina une quatrième machine ,