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Tome quatrième.
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DES MATHÉMATIQUES. Part. Y. Liv. IX. 56 1

Son mémoire fut traduit en srançois par le P. Pézénas , lamême année à Avignon. Voici une idée des moyens ingénieuxpar lesquels ce fameux artiste avoit remédié aux inconvéniensdes horloges et des montres. Il s’agissoit d’abord de rendre lesvibrations du ressort spiral isochrones ; Harrison se servit d’unepièce qu’il appeloit clou à cycloïde : lorsqu’il touche le ressortdu balancier , il tend à accélérer ses vibrations ; et ce ressortabandonnant plus longtemps ce clou dans les grandes vibrationsqu il ne le fait dans les moindres vibrations , le balancier enest moins accéléré dans le premier cas qu’il ne l’est dans lesecond. Par conséquent, faction du clou tend à réduire le tempsdes différentes vibrations à l’égalité.

Lorsque le ressort du balancier est en repos, il touche le clouà Cycloïde, et il ne commence à Pabandonner que dans lemoment où le balancier a décrit un arc de 45° au-delà du pointde repos, le ressort étant dans cet intervalle en état de sedébander.

Pour corriger la dilatation du ressort spiral, il se servit d’unthermomètre métallique, composé de deux platines minces decuivre et d’acier , rivées ensemble à différens endroits, de ma-nière que le cuivre se dilatant plus que l’acier par la chaleur,et se resserant plus par le froid, cette verge devient convexepar la chaleur du côté du cuivre, et convexe par le froid ducôté de l’acier : d’où il suit que l’une de ses extrémités étantfixe, l’autre bout prend un mouvement correspondant aux di-vers changeinens du froid et du chaud. Or, le ressort du ba-lancier passe entre les deux pointes qui sont à ce bout duthermomètre , et il en est pressé alternativement à mesure qu’ilse bande ou qu’il se débande , ce qui le racourcit ou l’allonge ,selon les divers changemens du chaud et du froid.

Pour le ressort spiral, il lui donne toute l’égalité possible parquatre ressorts cilindriques de même force, placés au-dessus etau-dessous de chaque bras des deux balanciers. II restoit à donnerau ressort, moteur de toute la machine, une force toujourségale, malgré les différences de température d'air, il y parvintau moyen d’un châssis ou gril de cuivre et de fer, semblableà celui par lequel il avoit corrigé les inégalités de son pendule.Lors de la première construction de sa montre, il s’étudia aussià diminuer les frottemens et il y parvint par des moyens ingé-nieux. Ilfalloit encore que la montre ne s’arrêtât pas dans le tempsqu’on la remontoit ; il y pourvut au moyen d’un ressort qui n’a-gissoit que pendant ce temps.

11 y a dans cette montre quatre ressorts : le premier est le grandressort, le second est renfermé dans l’intérieur de la fusée , pourfaire marcher la montre pendant qu’on la monte. Le troisièmeTome IV, B b b b