Band 
Tome quatrième.
Seite
562
JPEG-Download
 

562 HISTOIRE

est un ressort qui se bande huit fois dans chaque minute , et

le quatrième est celui d u balancier.

Les trois premiers sont de la façon de Maberley.

La fusée a six tours et un quart.

Le volant sert à modérer la vitesse, que le ressort imprime-roit au balancier en se débandant.

Les trous où tournent les pivots sont tons percés dans desrubis, et les pivots ont des diamans à leur pointes.

Les pallettes sont des diamans.

Le P. Pézénas, en publiant la description de Harrison , observaque celui ci se plaignoit beaucoup de M. Maskelyne , astro-nome royal, jusqn’au point de le qualifier de son ennemi, etde lui imputer des manœuvres pour le faire échouer. Ce célèbreastronome n’en étoit sûrement pas capable; mais on ne peutdisconvenir que l’analyse excessivement sévère qu’il lit dela marche de la montre de Harisson semble au moins justifierl’imputation d'une défaveur qu’elleavoitdans son esprit, et qui,selon Harisson , avoit pour cause la préférence qu’il donnoità la méthode des longitudes , fondées sur la théorie de la lune,méthode que M. Maskelyne avoit particulièrement cultivée etqui fait la base de son British- mariner’s guide.

Depuis ce temps-là plusieurs artistes anglois sont parvenusà faire des montres de poche qui jouissent presque de toutesles perfections des montres de Harrison. Le comte de Brùlh 9amateur de l’astronomie, en avoit acquis une de Mudge dont1 exactitude étoit telle, que mise à la seconde sur le méridiende Londres, après une tournée en poste de plusieurs semaineselle s’y trouvoit encore d’accord à quelques secondes près. Cettebonté s’est soutenue dans les courses qu’il a faites en Allemagne,ensorte qu’il a pu déterminer par-là, plus exactement que partoute autre voie, les longitudes de beaucoup de villes de Flandre,de Hollande et d’Allemagne où l’on n’avoit jamais fait d’ob-servation astronomique pour déterminer leurs positions. MM.Mudge et Arnold, ne les livroient que serinées de manière à nepouvoir être ouvertes pour en examiner le mécanisme. QuelquesFrançois , en particulier le président de Saron de l’Académiedes Sciences , dont le goût et les connoissances en astrono-mie étoient bien connus, en avoit fait venir une quia subi nombred’épreuves qui ont constaté la vérité de ce qu’on en rapporte.Au j ourd’hui plusieurs artistes an glois en font, notamment Kendal,Mudge, Arnold , Emery.

Nous avons maintenant à parler de ce que les artistes fran-çais ont fait dans ce genre ; mais on ne peut ôter à la na-tion angloise l’honnenr d’avoir cté la première à produire cechef-d'œuvre de l’art, puisque l’on peut dire, qu’à divers degrés