DES MATHÉMATIQUES. Part. V. Liv. IX. 563île perfection près, successivement ajoutés à sa montre, Har-tison datte de l'j'òS ; et qu’aucun artiste françois ne peut citerune époque aussi ancienne de ses inventions ni inêine de sestentatives en ce genre.
Berthoud et le Roy, dont les talens et le zèle pour la per-fection de leur art sont connus , semblent avoir été encouragéspar la découverte et les succès vers lesquels Harrison s’acne-minoit à grands pas. Ils crurent devoir en quelque sorte prendredatte a cette égard en 1754} le premier par un écrit cachetéet remis à l’Académie le 20 novembre , et dont la souscriptionannonçoit qu’il contenoit la description d u ne horloge marine;1 autre par un semblable écrit remis aussi cacheté le 18 décembresuivant, mais sans désignation, qui contenoit les principes d’unepareille horloge , ainsi que l’a depuis constaté la copie certi-fiée remise par le secrétaire de l’Académie au cit. le Roy.
Les deux artistes françois se mirent donc à travailler, etproduisirent à l’Académie, l’un en février 1768, l’autre en dé-cembre de la même année, deux horloges marines qui méri-teront ses éloges. Elle désira même qu’elles fussent éprouvéesà la mer , ce qui eut lieu quelque temps après.
Le ministère françois ne tarda pas à sentir qu’il importoit àl’honneur des arts en France de mettre les artistes à portée deconcourir à quelques égards avec les Anglois pour la mesuredu temps en mer. Les moyens d’Harrison étoient encore in-connus , ainsi l'on ne pouvoit accuser les François de plagiats’ils réussissoient ; et dans ce cas il étoit du moins glorieux pourla nation d’avoir trouvé la même chose ou un équivalent.
Le ministre de la marine fit en conséquence armer exprès,au mois de septembre 1764 , au port de Brest la corvette Y Hi-rondelle, dont le commandement fut donné au chevalier deGoimpy-Dumaitz , dont nous avons déjà parlé , pour faire 1 ’c—preuve d’une des horloges de M. Bertlioud , numérotée 3 ; cetteépreuve fut faite en mer sous les yeux de Duhamel et de Chappe,qui en rendirent compte à l’Académie dans la séance publiquedu 14 novembre de la même année 1764. Nous ne pouvons direquel en fut le succès , car ce rapport n’a point été imprimé, etle cit. Berthoud n’en doune aucune idée j mais il dit que Chappedésira emporter avec lui cette même horloge lorsqu'il partit pourle Mexique , et qu’elle lui servit à rectifier la longitude de laVera-Cruz , comme on le voit dans la relation de son voyage ,quoique le rédacteur n’ait pas dit que c’étoit une montre du cit.Berthoud.
Le marquis de Courtanvaux affranchit le ministère françoisdes dépenses nécessaires pour l'épreuve des horloges de le Roy.On vit alors un simple particulier faire construire à ses frais
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