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Tome quatrième.
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568 HISTOIRE

mier dont les horloges aient été éprouvées en mer. Le Roy luilui objectoit qu’avant le voyage d’Angleterre en 1763, il étoitéloigné du but, puisqu’il ne croyoit même pas à la perfectionannoncée par Harrison (,). Je ne crois donc pas qu’il me soitpossible de décider de la priorité d’idées entre ces deux habilesartistes ; mais lecit. Berthouda travaillé bien plus longtemps que leRoy. On lui doit un grand nombre de montres excellentes quiont été très-utiles. Son neveu , Louis Berthoud, en a exécutéensuite plusieurs dont on fait usage avec succès , et il formeactuellement des élèves pour le seconder et le remplacer dansces ouvrages difficiles.

Nous finirons en annonçant que les cit. de Môle et Magnin,artistes de Genève, qui avoient travaillé à Paris chez le cit.Berthoud, ont exécuté en 1798 une montre marine qui a étééprouvée avec le plus grand succès dans l’observatoire de Ge-nève ,( Bibliothèque britannique, an 7). Ils y font usage dePart de percer les rubis anciennement porté de Genève enAngleterre, et qu’ils ont appris du cit. Mallet, qui avoit tra-vaillé à Londres chez Harlay possesseur de cet art ; le cit. LouisBerthoud se l’est aussi procuré.

Y I.

Méthode des longitudes par le moyen de la lune.

On a vu dans l’article IV que parmi les tentatives faites endivers temps pour trouver les longitudes, celles de Morin avoienteu une grande célébrité, et qu’il se servoit du mouvement dela lune. Cette idée étoit ancienne , mais Morin avoit donnédes méthodes très-lumineuses et très-complètes. •

On a beaucoup varié sur la manière d’observer la lune pouravoir la longitude, Gemma-Frisius avoit proposé, dès 1678, demesurer la distance à une étoile, et c'est la méthode que l’onsuit actuellement ; mais cette observation étoit difficile à faire jet Halley en 1710, s’en tenoit aux appulses ou conjonctionsde la lune avec les étoiles.

Mais la découverte des instrumens à réflexion fit revenir àla mesure des distances ; du moins le Monnier, en 17^6, dansses Institutions astronomiques , pages 320 et 3 96, en proposoitl’observation.

(1) Le cit. de la Lande, qui y étoit, idées de Harrison , il commença d’ydit qu’avant que d’avoir vu les horloges croire , et qu’il lut enchanté des res-de Harrison , le cit, Berthoud ne pou- sources et des idées de Harrison Aprèsvoit croire au degré de précision qu’on les avoir vus une seconde fois , il seen racontoit ; mais que quand il eût vu familiarisa avec ces idées et il ne lesles premiers travaux et les premières admiroit plus autant.

Avant