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Tome quatrième.
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5 -o HISTOIRE

qui donne l’angle au pôle; tout cela enfin seroit facilité parles tables des Angles horaires que le cit. de la Lande a donnéesdans son Abrégé de navigation , en 1793, et dont nous par-lerons à la fin de cet article.

Il falloit parler de cette méthode puisqu’elle n’avoit pas étédédaignée par des hommes tels que Bouguer et le Monnier ;mais elle est sujette à de trop grands inconvéniens ; car ensupposant mêine des hauteurs exactement correspondantes commela lune change rapidement de déclinaison et assez inégalement,voilà une première correction à faire , dont l’incertitude influerasur celle d u moment où la lune aura passé au méridien ; etcomme le vaisseau aura aussi changé de place , le plus souventce sera une nouvelle correction à faire dont Terreur pourra secumuler avec la 'première. On peut dire aussi à l’égard de laméthode de Radouay que le moment du passage du soleil oude la lune au méridien est toujours accompagné de Tincerli-tude de quelques minutes ; ainsi en somme, Tune et Tautre deces méthodes ne sont guère à adopter que faute de mieux ;et si Radouay Ta employée avec succès dans sa navigation en1725, pour redresser Testime des pilotes, il y a eu plus de bon-heur qu’on nedevoiten espérer. D’ailleurs , Terreur des labiésde la lune rendoit alors ces méthodes sujettes à des écartsconsidérables.

Le Monnier a témoigné dans plusieurs de ses écrits faire casd une autre méthode qui procède par les hauteurs observéesde la lune. Il faut pour cet effet mesurer la hauteur de la lune,au moment où elle passe par le méridien, ainsi qu’une autrehauteur du même astre avant ou après celle-là ; connoître enfinl’intervalle de temps écoulé entre Tobservation méridienne, etTautre hauteur : au moyen de ces élémens on détermine le lieude la lune sans avoir besoin de mesurer la distance à une étoile ,et ce lieu de la lune étant trouvé, il n’y a qu a comparer lemoment de Tobservation avec celui où la lune a occupé le mêmelieu pour un méridien déterminé comme Paris, on aura ladifférence des longitudes de Paris , et du vaisseau.

Telle est la méthode que le Monnier dit, dans le second tomede ses Observations célestes , imprimées en 1754 » lui être venueen idée dans son retour de Lapponie, et il dit savoir mise enusage avec assez de succès. En conséquence il engagea Pin gréà calculer les ascensions droites de la lune avec une grandsprécision dans son Etat du ciel.

Voici la méthode qu’il suivoit: [Etat du ciel , année 17 5j).En supposant qu’on eût observé la hauteur de la lune pourtrouver sangle horaire de la lune, c’est-à-dire sa distance auméridien, en supposant la déclinaison connue par les tables ,