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Tome quatrième.
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n 7 6 HISTOIRE

tion de contribuer à accréditer ces observations dans la ma-rine de France parle moyen de Yéron dont nous allons parler.

Le Mégamètre , qui peut remplacer dans certains cas lesinstrumens à réflexion pour mesurer de petites distances, estdécrit dans le Mémoire sur P observation des longitudes en mer ,publié en x767, par M. de Charnières , enseigne des vaisseauxdu roi. II avoit été présenté à l’Académie des Sciences qui luiavoit donné une approbation distinguée. Le duc de Praslin ,ministre, qui en ordonna l’impression , voulut qu’il fut en-voyé dans tous les ports et distribué aux officiers de la ma-rine, pour exciter leur émulation et les engager à suivre l’exemplede Charnières. On se plaignoit depuis longtemps de ce que lamanière de trouver la longitude par les observations de lalune , quoique portée à un extrême degré de perfection et defacilité pour les travaux des astronomes, n’étoit encore em-ployée sur aucun vaisseau, ni par aucun des officiers de lamarine françoise. Charnières, quoique jeune , voulut donnerle premier exemple , et dans une campagne qu’il fit, il ob-serva des distances de la lune aux étoiles, les calcula, et s'enservit pour rectifier l’estime des pilotes ; il fit plus ; en voulantperfectionner la méthode d’observer les distances de la luneaux étoiles , il fit construire un instrument nouveau qu’il ap-pela Mégametre, semblable à quelques égards à l’hélioinètre deBouguer qui est décrit fort au long dans Y Astronomie du ci t.de la Lande, mais d’unusage plus commode à la mer. II donnadans son mémoire la figure de cet instrument et la manière des’en servir. Le cardinal de Luynes, le duc de Chaulnes, Bory,Cassini, le Monnier qui examinèrent cet instrument au nomde l’Académie et qui en firent l’expérience, le trouvèrent aussiexact que commode.

Charnières expliquoit aussi dans SON mémoire la méthodedont il s’étoit servi pour calculer ses observations et en déduirela longitude. Enfin il donnoit les principales tables dont lesastronomes se servent pour ces sortes de calculs, et même lacorrection de la parallaxe de la lune, relativement à l’appla-tissement de la terre, dont de la Lande avoit donné la théorieet les formules dans son grand traité d 'Astronomie. Nous sou-haitons , disoit le Journal des Savans , « que l’exemple de Char-» nières devienne fécond, et détermine à l’imiter les officiers„ de vaisseaux et les pilotes qui peuvent aisément suivre les„ mêmes traces. Charnières cite à ce sujet Véron qui s’est dis-» tin gué dans ce genre, et nous avons eu nous même lieu d’en,» parler à l’occasion de Rembarquement qui s’est fait d’un na-« turaliste et d’un astronome pour la mer du Sud, ( Journal desSavans , 1767, p. bfò) ».

Le