G É 0 G R A P II I E. S 9 1
par la Mer Pvouge, ce qu’il effectua ; il nous est parvenu quelquesfragmens de son périple ou navigation, sur lesquels a paru ungrand ouvrage dont voici le titre : Voyage de Eéarque desBouches de L’Indus jusqu’à VEuphrate, ou Journal de l’ex-pédition de la flotte d’Alexandre , rédigé sur le journal deNéarque conservé par Arrien , à laide des éclaircissemenspuisés dans les écrits et relations des auteurs géographes ou'voyageurs , tant anciens que modernes, et contenant lHis-toire de la première navigation que des Européens aient tentéedans la Mer des Indes. Traduit de l’anglois de 'W illiam Vincent,par Billecocq, an 8. (1800.) 656 pages in \°. avec beaucoupde cartes. Onésicrite navigua à l’Est, et si l'on en croit la re-nommée, il donna les premières connoissances un peu assu-rées de la fameuse Taprobane, que généralement on croit êtrePile de Ceylan. Mais il faut convenir que les mesures transmisespar Onésicrite en disant qu’elle avoit yooo stades d'étendue,ne conviennent pas à Ceylan, a moins qu’on ne l’explique deson contour. Si cela doit s’entendre de la longueur, cette me-sure convient mieux à Sumatra. Les relations de Néarque etd’Onésicrife subsistoient au temps de Strabon , qui dit de cedernier qu’il surpasse en exagération touS les autres historiensde l’expédition d’Alexandre. On ne peut en disconvenir d’aprèsdiverses citations de Strabon ; mais en même temps il faut re-connoître qu’il dit quantité de choses qui se rapprochent beau-coup de ce que nous savons aujourd’hui des Indiens, et desproductions de leur pays, car il parle de la canne à sucre, ducoton , du bambou , < 5 tc.
Les rois d'Egypte, successeurs d’Alexandre, s’intéressèrentaussi au progrès de la géographie. Le second de ces'rois, Pto-leinée Philadelphe envoyant dans l’Inde , vers l’an 280, deuxambassadeurs, Mégasthène et Daiinaclius , leur adjoignit sonmathématicien Dionisius. Mégasthène étoit envoyé au roi dePalibothra sur les bords du Gange, et Daimachus à un. autreroi. II ne nous reste rien de Dionisius et de Daimachus. MaisMégasthène avoit donné une relation de son voyage que Straboncite fréquemment, et accuse souvent d’être un tissu de conteset d’exagérations. Ces citations sont tout ce qui nous en reste ;car la relation donnée sous le nom de Mégasthène est une im-posture littéraire comme les ouvrages de Bérose, de Manethon ,de Ctésius.
Sous le règne de Ptolemée Lathyrus, vers l’an ri 5 , avantl’ère vulgaire , on vit se renouvelles les idées de voyager autourde l’Afiique. Endoxe de Cysique ayant encouru sa disgrâce,sortit par le détroit de Gades, et lit le tour de P Afrique re-venant par la Mer Rouge. Remarquons cependant que Strabon
Ffffa