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Tome quatrième.
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5 ç) 4 S U P P L É M E N S.

phìe ancienne , par P. E- J- Gosselin, an VI, ou 1798, 2 vol.in- 4 0 . ) Cependant le cit. Gosselin admet, p. 207 , des voyagespins anciens , où la géographie avoit été perfectionnée ; il ya des témoignages nombreux que toutes les côtes du continenta voient été parcourues , et cela su i lit à la question qui nousoccupe. On peut voir à l’appui de ces voyages anciens, ce queBailly dit de XAstronomie Antédiluvienne , Histoire de l’Astr,J 7 j 5 , p. 3 o 7 .

Xercès , vers l’an 480 , avant l’ère vulgaire , an rapport d'Héro-dote,donna une pareille commission à un deses satrapes, nomméSataspes , qui avoit été condamné à mort, II entra dans l’Océanpar le détroit de Gades, tirant au Sud, et côtoyant la terre,il doubla un cap nommé Syloco, que Riccioli regarde commepouvant être le Cap de-Bonne-Espérance , ( Géographìa refor-mata , p. 84.) II porta delà au Sud pendant quelque temps,après quoi il rebroussa chemin ; il en donna pour raison qu'ilavoit rencontré une mer remplie d'herbes qui lui a voient ferméle passage. Mais cette raison parut une mauvaise défaite à Xercèsqui le fit mettre en croix. Ce prince fut peut-être trop précipitédans ce jugement; car il est certain qu’il existe des paragesquelquefois si chargés de fucus, qu’un vaisseau a peine à s’yfaire jour. Telle est la mer Sargasse des Portugais qui est entreles îles du Cap-Verd, les Canaries et la côte d’Áfrique. Sataspespouvoit raisonnablement craindre de ne pouvoir s’en tirer s’ils’y engageoit.

Nous devons encore à Hérodote la mémoire d’une naviga-tion entreprise par Scylax, vers l’an 422 avant l’ère vulgaire,par les ordres de Darius, fils d’Hystape. Scylax s’embarqua surí’Indus , et le suivit jusqu’à son embouchure , d’où il se renditen 3 o mois dans le Golfe Arabique , ou la Mer Rouge. Ce Scylaxne doit pas être confondu avec une autre plus moderne donton a un périple de la mer Erithrée , ou Mer Rouge.

Les conquêtes d’Alexandre eurent au moins l’avantage d’a-jouter aux lumières géographiques de son temps ; car elles firentconnoître aux Grecs le fleuve Indus , ainsi que plusieurs partiesdu vaste pays qui en reçoit son nom. II ne pénétra pas jusqu’auGange, uiais son expédition en prépara la connoissance; carbientôt après on alla jusqu’à Palibothra, ville située sur le fleuveau confluent d’une autre rivière venant de l’ouest. Les compa-gnons d’Alexandre descendirent Y Indus jusqu’à ses bouches(lans la mer des Indes, où ils virent, pour la première fois,le phénomène du flux et du reflux de la mer, qui leur causaune grande terreur. Ce fut delà qu’Alexandre détacha, l’an 327,deux de ses capitaines, Néarque ct Onésicrite, pour recon-noîlre les côtes de la mer de l’fnde. Néarque eut ordre de revenir