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Tome quatrième.
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6oa s U P P E É M E N S.

mais le nord de cette île et. l’irlande (PJybérie) étoîent des.pays de sauvages. Eníin, le terme des terres connues au Nordétoit la Thulé de Pythéas ou l’Islande, s’ii est pourtant biencertain qne la Thulé soit cette île ; mais c’est l’opinion vulgaire.

A l’égard de l’Asie, on la connoissoit à l’Est jusqu’au Gange.L’immcnse étendue de terre comprise entre 1 Indus et le Gangefaisoit ce qu r on appeloit l’Inde en deça dn Gange. Plus loin etau nord de la Chine vers les montagnes oìi ces fleuves prennentnaissance, on plaçoit une multitude de peuples, de plusieursdesquels on faisoit des contes absurdes. Plus au-delà encoreen tirant à l’est on plaçoit les Seres et sur la côte d’un golfequi est celui de la Cochinchine, que Ptolemée nomme sinusmagnus , étoîent les Lines , ainsi nommé par ee dernier géo-graphe; mais inconnus à Strabon , Pomponius Mêla et Solin,Les Seres étoîent probablement les Chinois septentrionaux, etles Sines les Chinois méridionaux qui, anciennement occupoientla Cochinchine, le Tunquin, &c. Pays qui, par la suite ontfait des dominations à part. On alloit par terre commercer avenles Seres, et l’on en voit le chemin dans une des cartes dePtolemée. Au-delà des Seres étoit suivant Strabon, et Pompo-nius Mêla, la mer Orientale. Mais Ptolemée manquant de mé-moires assez, certains laissa la chose indécise et y mit des terresinconnues. Au reste, on portoit cette extrémité de l’Asie beau-coup plus à l’est qu’elle n’est réellement ; car les Seres et lesSines étoîent par le i8o eme . degré de longitude , tandis quele méridien de Pékin ou du milieu environ de la Chine actuelle,n’est qu’à en comptant la longitude de la plus occiden-

tale des Canaries, comme faisoit Ptolemée. Au nord de l’Inde,on plaçoit indéfiniment les 8 cy tes , les Ifyperboréens, & c. (au-jourd’hui les Tartares, les Samo-yèdes, ) qui ctoient réputés for-mer de ce côté une barrière insurmontable, et ayant derrièreeux l’océan glacial qu’on croyoit communiquer avec la merCaspienne, quoiqu’il y ait 45o lieues de distance.

La barrière de l’Asie au midi étoit l’océau indien. On recon-noissoit sa communication par un détroit mal figuré avec lamer Rouge; on avoir connoissance du golfe Persique qui estnéanmoins aussi fort défiguré dans les cartes faites d’après Pto-lemée ; car il y est presque en forme de rombe, la côte quiqui s’étend delà jusqu’aux embouchures de l’Indus étoit aussiconnue, mais delà jusqu’aux bouches du Gange, elle y étoitfort mal représentée , car on l’y continuoit presque en lignedroite ; il est môme probable que ce que Ptolemée appelle laTaprobane n’est autre chose que la presqu’île dc 1 Inde fort dé-figurée ; d’flillcurs nulle trace de l’île de Ceylan qui est un peuà i’es.t de sa pointe.