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Tome premier.
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HOUILLE.

I l3

dustrie, de détruire la concurrence et d’anéan tirl’émulation, par la seule raison que les bois nesont point assez abondans, que ceux qui existentsont déjà destinés au service des fonderies ac-tuelles, et qu’on peut calculer d’avance et le mo-ment où ils seront entièrement épuisés, et celuioù ces usines seront abandonnées pour toujours.A ce tableau, malheureusement trop exact, si l’onoppose celui d’une contrée où l’extraction deshouilles soit déjà ancienne , on sera frappé d’uncontraste véritablement extraordinaire. Je neprendrai point mon exemple en Angleterre , oùl’exploitation de la bouille est une des bases de laprospérité nationale, où les vaisseaux qui la trans-portent constituent à eux seuls une marine inté-ressante, qui s’honore d’avoir compté le fameuxCook à son bord ; mais c’est dans la France elle-même que je le choisirai : je comparerai le ci-devant Forez et ses environs aux provinces duPérigord et du Quercy.

En Forez tout est actif etanimé ; Saint-Étienne ,le Birmingham de la France , étend son heureuseinfluence à dix lieues à la ronde ; hommes, fem-mes , enlans , vieillards, tous sont utilement oc-cupés , tous ont une teinte de gaieté qui est l’a-panage du travail et de l’aisance ; le bruit desmachines à vapeur se confond avec celui des mé-tiers à rubans ; la flamme des verreries, le feuet le fracas des forges, les fours à chaux, les foursi. 8