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Tome premier.
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HOUILLE.

II 7

les chapeliers, etc., peuvent et doivent employerles houilles qui sont dans leur voisinage , de quel-que nature qu’elles soient, et l’on peut en direautant du service des verreries et des machines àvapeur.

A poids égal, les houilles donnent un degrc dechaleur beaucoup plus considérable que les bois ;les expériences comparatives que nous allons rap-porter Font prouvé jusqu’à l’évidence ; on lesdoit au savant Lavoisier , à M. Kirwan , chimisteanglais, et à plusieurs ingénieurs français . Ainsil’on s’est assuré que pour vaporiser une memequantité d’eau , il faut employer cent quatre-vingt-quatre parties de bon bois, cent parties.de char-bon de bois, ou cent parties de bonne bouille.Des essais comparatifs faits en grand dans lesverreries, ont montré que six parties de bonnehouille produisent le même effet que dix partiesde bois de hêtre bien sec. Malthicu fit faire unessai comparatif à Carcassonne , sous les chaudiè-res des teinturiers en laine , d’où il résulta qu’unquintal de bouille avait produit le même effet quecinq quintaux de bois. Enfin, en parlant de ladonnée de Lavoisier , qui prouve que la bouilleégale par sa chaleur celle du charbon de bois, onpeut en tirer celte conclusion , que le produitactuel des mines de bouille de la France , qui n’estque de neuf millions de quintaux métriques, etdont la valeur sur place est de 10 à 11 millions