1 l8 ÉCONOMIE DOMESTIQUE.
de francs, nous épargne déjà pour l’usage , troismillions de cordes ou douze millions de stères debois, dont la valeur sur place est d’environ vingtmillions de francs (i), et qui exigeraient la coupeannuelle de quarante - cinq mille hectares deforets. ( Hassenfratz. ) Si l’on joint à tant d’avan-tages les produits divers qn’on peut retirer de lahouille en la distillant, et dont nos voisins fontun si fréquent usage ; si l’on réfléchit que ce mêmecharbon renferme un goudron qui préserve lesvaisseaux de la piqûre des vers marins ; qu’il pro-duit une eau acide infiniment précieuse à la mé-decine vétérinaire et à la préparation des cuirs ;qu’il est riche en ammoniaque, et produit unnoir de fumée d’une qualité supérieure à celuiqu’on retire des matières animales ; que sa cendreenfui est un des meilleurs amendemens connus,on aura l’idée des principaux services qu’on adroit d’attendre d’une substance aussi précieuse,et l’on s’étonnera peut-être que l’usage n’en soitpoint aussi général qu’il devrait l’être. Peut-il,en effet, rester encore quelque objection fondéesur l’emploi de la houille dans les foyers domes-tiques, quand un peuple tout entier, qui sait,plus que tout autre, apprécier les charmes dela commodité et de la propreté la plus recher-
( 1 ) Avant la restauration, cette économie était de treizemillions de cordes, et d’une valeur de ic>4 millions de francs.Héron de Villefosse, Rich. Miner., t. i, p. 4o6.