ANTHRACITE.
ldi
lement, dont les sept premiers sont donnés dansdes réverbères chauffés uniquement avec l’anthra-cite , et le dernier, qui est destiné à l’affinage ducuivre, est alimenté par le charbon de bois.
Voici les changemens que j’ai été forcé d’ap-porter dans la construction des fourneaux à ré-verbères, pour parvenir à les chauffer avec l’an-thracite.
On sait que les fourneaux à réverbèi'cs sontordinairement pourvus de hautes cheminées qui,en produisant un tirage proportionné à leur hau-teur , remplacent avantageusement les souffleriesqu’on adapte aux autres fourneaux ; que la gifillede leur chauffe est placée sur un cendrier spa-cieux, où l’air extérieur a un libre accès, et qu’ona soin d’écarter l’humidité du sol par toutes sortesde précautions.
L’expérience m’apprit bientôt que le tiraged’une haute cheminée était insuffisant pour acti-ver la combustion de l’anthracile, de manière àchauffer l’intérieur du fourneau assez fortementpour opérer la fusion du minerai, chaleur quidoit être élevée au rouge-blanc dans tout le videdu réverbère , et qui finit par attaquer les terreset les pierres les plus réfractaires dont on cons-truit la murette ou l’autel, ainsi que le bec dela voûte. Forcé d’introduire l’air d’une souf-flerie sous la grille de la chauffe, il fallait bienclore le cendrier ; et quoiqu’il fût assez grand à