TOURBES.
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La tourbe des marais, celle qui est la plus ré-pandue dans la nature , qui se trouve en amasles plus considérables, qui gît dans les bas-fondssubmergés, immédiatement au-dessous du terreauvégétal, et qui est souvent l’objet d’exploitationsimmenses et de la plus haute importance ; cettetourbe enfin estbrunc, spongieuse et tendre ; ellese déchire plutôt qu’elle ne se brise. Quand elleest sèche , sa rupture est filamenteuse , et pré-sente souvent des roseaux parfaitement conser-vés , qui sont ordinairement blanchâtres. Ellebrûle avec facilité, sans répandre d’odeur sul-fureuse , mais en donnant une fumée épaisse etfétide. C’est cependant cette espèce qui est pres-que uniquement employée dans les foyers do-mestiques et dans les nombreuses manufacturesde toute la Hollande, et c’est elle qui doit tou-jours attirer l’attention des contrées qui la ren-ferment , quelle que soit d’ailleurs leur richesseen tout autre combustible.
2. DE LA TOURBE PYRITEUSE.
La tourbe pyriteuse , que l’on nomme aussitourbe du haut pays ou tourbe profonde , diffèreessentiellement des tourbes marécageuses par songissement. Ce n’est point sous le gazon, ou sim-