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Tome premier.
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MEDECINE.

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exemple, privés des végétaux qui sont leur nour-riture habituelle, vivent parfaitement avec de laterre argileuse humectée ; que les loups affamésmangent aussi de la terre , et que le ver lombricsemble en faire sa nourriture exclusive.

Les Ottomaqucs du bord de l’Orcnoque ne sontpas , au reste , les seuls hommes qui mangent dela terre par plaisir ou par besoin : les géophagesse retrouvent dans toutes les contrées de la zonetorride. Ces hommes ont un désir étonnant etpresque irrésistible de manger de la terre , nonpas aikaline ou calcaire, pour neutraliser des sucsacides de leur estomac, mais une glaise très-grassedont l’odeur est forte.

On est souvent obligé de lier les enfans pourles empêcher de sortir et de manger de la terre,quand la pluie a cessé de tomber.

« Au village de Banco , sur le bord de la ri-» vière de la Madalena , les femmes indigènes ,« qui font des pots de terre , mettent en ti’avail-» lanl de gros morceaux de glaise dans leur bou-» che , ainsi que je l’ai vu avec surprise (i). »

Les autres peuplades de l’Amérique ne tardentpas à devenir malades, lorsqu'elles cèdent à cettesingulière envie de manger de la terre. Dans lamission de San-Borgia, nous vîmes un enfant quine voulait manger que de la terre , et que celte

(i) Humboldt , Tableaux de la nature, trad. d'Eyrics, 1 . 1 ,pag. 200.