MEDECINE.
a4o
de celle affreuse dyssenterie qui fut si funesle àl’équipage et aux savans qui composaient la mal-heureuse expédition du capitaine Beaudin auxterres Australes.
A la Chine , on enduit les feuilles de l’arbustenommé betel avec de la chaux faite de très-petitescoquilles réduites en bouillie. Les Chinois portentle betel dans des boîtes, et s’en offrent officieuse-ment quand ils se rencontrent, de la meme ma-nière que nous nous offrons du tabac ( 1 ).
Enfin le paung de l’Inde est un morceau denoix d’arèquc enduit de chaux vive, que l’on pré-sente en signe d’adieu à la fin des visites céré-monieuses (a).
11 résulte de tout ce qui précède, qu’il existedes peuplades entières qui mangent de la terreargileuse cuite ou crue, par besoin ou par plaisir,sans que la santé des individus en soit altérée;que cet usage dégénère en manie chez d’autreshommes, et particulièrement chez les femmes;et qu’alors cette nourriture apporte un dépéris-sement sensible dans l’économie animale , unamaigrissement extrême et une mort prématurée;
Que des terres analogues onl été employéesanciennemen t en médecine ; qu’on leur accordaitalors des propi'iélés exagérées, et qu’aujourd’liui
(1) De la Chine , par l’abbé Grosier, t. Il, p. 527.
(2 ) Journal d'un séjour fait aux Indes , par lady MariaGraham. Genève , 1818, p. 3 g.