SOUDE MURIATÊE.
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cela se voit encore à l’égard des lacs saumâtreset du lac Asphaltite en particulier. Il est biencertain que si cette mer Mortç, venait à cesser derecevoir les eaux du Jourdain, qui compensent àpeine celles qui s’en échappent par l’évapora-tion, elle se dessécherait infailliblement, et le solqu’elle abandonnerait serait à jamais imprégnéde sel ; il n’offrirait néanmoins aucune trace decorps marins, puisqu’il est de fait que les eaux decette mer ne nourrissent ni poissonsr.i mollusquescoquilliers (1), et que cela tient uniquement àleur âcreté. On récolte le sel du désert sansaucune difficulté ; mais, comme il est ordinai-rement mélangé de sable et de terre, on lefait dissoudre dans de l’eau ; on décante, et l’éva-poration suffit pour l’obtenir parfaitement pur.On doit bien penser que cette substance, par sonabondance meme , est exemple , en Orient, desdroits qui y sont attachés en Europe .
La soude muriatée efflorescente , pareille àcelle des plaines salées, se trouve dans la plupartdes pays volcaniques, brûlans, et surtout dans cesvieux cratères assoupis et fumans qu’on nommesolfatares.
(i) « Le lac Asphaltite ne contient rien de vivant ni de vé-gétant; on ne voit ni verdure sur les bords , ni poissous dans«ses eaux , etc. » Yolney , Voyage en Syrie et en Egypte ,tome I, page 281.