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Enfin, en Amérique , les gîlcs de sel gemmesont nombreux et abondans ; on cite les mines deZipaquira dans la province de Santa-Fé, plu-sieurs autres au Pérou , dans la Californie , laLouisiane, le Kentucky , dans plusieurs partiesdes Etats-Unis, à Cuba, à Saint-Domingue , etc.Tels sont les principaux lieux du globe qui sontcités par les voyageurs , les géographes et les mi-néralogistes, comme renfermant les plus grandsdépôts de sel gemme ; mais il s’en faut de beau-coup que celte liste soit complète ; je n’ai cité ,je le répète, que les principales mines, ou dumoins celles qui sont les plus connues par l'a-bondance de leurs produits. 11 me reste cepen-dant à parler encore des mines du Tyrol et dupays de Saltzbourg ; je les ai séparées des précé-dentes parce qu’elles en diffèrent sensiblement,en ce qu’elles ne présentent point ces épaissescouches de sel qui produisent cette substance dansun tel état de pureté , qu’elle peut s’employer ausortir de la mine. Ici, ce ne sont que des argilesmélangées de veinules ou de rognons de sel ,dont il serait inpossible de les dégager mécani-quement ; on a donc eu recours à un procédéd’autant plus ingénieux qu’il est souvent écono-mique. Après avoir pratiqué de vastes excavationsdans la masse des roches salifèi’es, on introduitdans ces grands bassins , qu’on nomme salons ,une quantité d’eau douce capable de les remplir ,