potasse nitratée. 3ot
quatre fois , en le faisant toujours cristalliser,par refroidissement, et le dégageant, à chaqueopération, d’un reste d’eau mère, qui s’écoule ducristallisoir que l’on incline à cet effet. Cette eauest saturée de plusieurs muriates déliquescens,dont on diminue la quantité par une addition depotasse, qui se change en ni Ire en leur enlevantleur acide. Le nilre obtenu par suite de ces dis-solutions et cristallisations successives, porte,dans le commerce, le nom de nilre de a c , 3 e ou4 e cuite : ce dernier est d’un beau blanc, cris-tallisé en grosses aiguilles prismatiques, striées etcannelées dans le sens longitudinal; quand la cris-tallisation a été soignée, elle présente la formed’un prisme hexaèdre, terminé par des pyra-mides à six faces un peu surbaissées. Le salpêtrebrut vaut à Paris 82 fr. 5o c. le quintal; celuiqui est raffiné vaut 100 fr.
Les efflorescences, etsurtoutles terres nitreuses,sont presque toujours mêlées de muriatede soude,qui, étant moins soluble que le nilre , se déposele premier, et se précipite au fond des chau-dières coniques dans lesquelles on opère l’éva-poration de la lessive. La séparation en est d’au-tant plus facile, que le nilre se dissout danslequartde son poids d’eau chaude , et que le muriate desoude exige plus de deux fois et demie sonpoids d’eau bouillante.
Le nilre des pharmaciens , qui se prépare ex-