ALUMINE SULFATÉE. 3l3
talion, que j’ai visitée, produisait environ neuf àdix quintaux d’alun par jour, que l’on faisaitcristalliser par refroidissement dans de très-grandstonneaux.
Les schistes alumineux de St-Georges, LavencaselFontaynes, département de l’Aveyron , sontvoisins d’une houillère embrasée comme ceuxde Duttweiller, et ils produisent aussi de l’alunet du sulfate de fer en abondance.
Les minerais d'alun qu’on exploite en Espagne ,dans les Pays-Bas , en Saxe , en Hesse , en Au-triche , en Suède, en Norwége , etc., appar-tiennent tous aux schistes pyri teux. Le mode d’ex-ploitation est toujours le même , et ne varie quepar la manière d'appliquer le feu lors du grillage,il faut en général qu'il soit très-lent, humide ,s’il était possible ; car il arrive quelquefois qu’unfeu trop actif brûle le soufre, sans lui donner letemps d’agir sur l’alumine : j’en ai fait l’épreuve.
Ainsi les minerais d’alun sont au nombre detrois; savoir, l’alun nalif, l’alun volcanique, etl’alun des schistes. On peut y ajouter aussi celuique l’on retire par l’incinération de certainestourbes. Ce sel existe rarement en dissolutiondans l’eau ; cependant on cite quelques sourcesqui en contiennent, en Bohème et en Hongrie .
Les plus anciennes fabriques d’alun existaienten Syrie et aux environs de Smyrne et de Cons-tantinople . Celle de la Tolfa paraît dater du mi-