MINERAIS SALINS.
34
lieu du quinzième siècle , sous le pontificat dePaul II , et avoir été découverte par un certainJean de Casirel , qui écrivait : « J’ai trouvé sept» montagnes si remplies d'alun , qu’elles pour-« raient suffire aux besoins de sept univers ,» pourvu qu’on les administre avec précaution ; »et malheureusement c’est ce qui n’a pas été fait,car il paraît que l’exploitation en a été très-malconduite, et que l’on a perdu une quantité énormede minerai.
A; j jurd'hui les manufactures d’alun sont telle-ment multipliées qu'il serait impossible de lesciter toutes ; car , non-seulement on exploite lesminerais qui le renferment tout formé , ou sim-plement ébauché : mais on le fabrique aussi detoutes pièces, par des moyens plus ou moins ingé-nieux et plus ou moins économiques. M. Curau-dcau , cl surtout M. Cliaptal , ont porté cettebranche d’industrie au dernier point de perfec-tion ; aussi la France possède-t-elle maintenantun assez grand nombre d’usines où l’on fabriquece sel : on y remarque particulièrement celles dudépartement de l’Aveyron, celles de Montpellier ,de Marseille et de Javelle , près Paris . Ces troisdernières préparent l'alun de toutes pièces. L’a-lun provenant des mincraiss’est élevé, en 1817, àquatre cent onze mille cinq cents kilogrammes.( Cordier. ) MM. Roard et Thénard ont prouvéque les aluns français égalent au moins ceux