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Tome premier.
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MINERAIS DE SOUFRE. 347

et, suivant le service auquel on le destine, on lepurifie de nouveau, soit en le faisant refondredans une chaudière de fer , et le laissant déposerscs impuretés, soit en le distillant, pour l’avoird’une belle couleur, et le mouler ensuite dansdes calibres de bois humide (ce dernier est lesoufre en canon , qui est si répandu dans le com-merce); soit enfin en le sublimant dans desateliers particuliers, composés de deux étages,dont le supérieur est destiné à recevoir le soufresur un pavillon en toile , tandis que le rez dechaussée est occupé par les chaudières dans les-quelles on dépose celui qu’on doit sublimer.Le produit de cette opération est ce soufre enpoudre impalpable, du plus beau jaune, qu’onnomme fleur de soufre , à cause de sa grande pu-reté. L’on moule et l’on sublime le soufre dans lesraffineries de Marseille et d’Angleterre. Quant àcelui qu’on extrait vies pyrites, c’est encore aumoyen d’une véritable distillation qui se fait dans

de dix-huit pouces de diamètre, composés de plusieurs man-chons qui s’adaptaient tes uns sur les autres. Ces colonnescreuses étaient garnies d’une grille serrée à leur partie infé-rieure, qui répondait à une chambre située sous celle où l’onfait un feu clair, dont la flamme circule sur tous les contoursde ces tuyaux, qu’on remplit de minerais, et dont on bouchehermétiquement l’entrée supérieure ; le soufre fondu et liquéfiédevait s’écouler à travers la grille, et tomber dans des bassinesremplies d’eau. Ce fourneau m’a semblé avoir de grands avan-tages sur les galères, surtout pour la commodité du service.