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Tome premier.
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3gO MINERAIS MÉTALLIFÈRES,

gueuse et de la fabrication du fer. Des procédéssupérieurs ayant été introduits dans cet art dif-ficile, ne doivent point être omis.

i° Lorsque l’on est assez heureux pour posséderun minerai lâche et facile à fondre , tel que cer-taines hématites, et surtout le fer carbonate spa-thique, on peut obtenir du fer métallique du pre-mier feu, c’est-à-dire éviter tout le travail qui apour but de changer le minerai en fonte, puisquel’on peut traiter directement le minerai àlamêmeforge où l’on affine ordinairement la fonte. Ceprocédé économique, et pour le temps et pour lecombustible, est usité depuj^ long-temps en Ca-talogne, dans les Pyrénées et dans le départementde l’Arriège : il s’appelle fonte à la catalane. Aulieu de placer des morceaux de fonte dans lecreuset de la forge , on y jette le minerai ; il s’yfond bientôt, et l’on retire du bain des loupes defer que l’on cingle, et que l’on étire en barressous le martinet. M. Gucymard , qui vient d’intro-duire cette méthode dans les usines d’AUevard ,assure que quatre ouvriers, qui sont relevés de sixen six heures, fabriquent, terme moyen, quinzequintaux de fer par jour, ou quatre-vingt-dix quin-taux par semaine, dont le prix de manutentionpeut être évalué à 4 francs par quintal.

2 ° L’on affine lafonte en Angleterre aveele memecombustible qui sert à fondre le minerai, c’est-à-dire avec de la houille; mais ce procédé exige