486 MINERAIS MÉTALLIFÈRES,
ration se fait en grand, dans un four à reverbcrcparticulier, et, en petit, dans des bassins de bras-ques, que l’on nomme câlins. L’établissement deChessy possède un liès-beau réverbère d’affinagequi fut exécuté sur les plans que Jars avait rap-portés d’Allemagne . Lorsque le cuivre est jugé aupoint, on arrête le vent, on asperge sa surfaceavec de l’eau afin de la figer, l’on enlève la pla-que qui se forme, on la jette dans un bassin pleind’eau, et l’on opère ainsi jusqu'à ce que le cuivresoit tout enlevé. Ce sont ces plaques que l’onnomme rosell.es, parce qu’én effet leur couleur,en sortant de 1 eau, est souvent du plus beau rougecramoisi. Au Japon , l’on coule le cuivre affinésur des grilles de fer recouvertes de toiles à voile,qui sont elles-mêmes surmontées de plusieurspouces d’eau : c’est à ce procédé que l’on doit lesbarres de cuivre fondu qui nous arrivent de celtecontrée.
Avant de réduire le cuivre en plaques, en plan-ches ou en coupes, l’on est souvent obligé del’épurer de nouveau, et de le mêler avec une cer-taine quantité de vieux cuivres. On prend encoredes louches pour cet affinage, mais d’une ma-nière toute différente de celles qui précèdent laformation des rosettes : ici, ce n’est plus à l’œil,mais au marteau, que l’on juge quand le métal estau point ; il faut, à ce qu’il m’a paru, que latouche, qui a la forme d’une petite gouttière,