CUIVRE..
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puisse s’aplatir sans se gercer, après qu’elle a étérefroidie dans l’eau. Les bons cuivres sont moinssujets à cette nouvelle opération ; mais on y mêlepresque toujours des cuivres qui ont déjà servi.
Si la France est pauvre en mines de cuivre , etque le métal qui provient de son propresol atteigneà peine à la dix-septième partie de celui qu’ellemanipule annuellement (1), nous pouvons aumoins placer nos manufactures sur la même ligneque celles que nos voisins se glorifient de pos-séder. Les établissemensde Piomilly et de Piuglcs,département de l'Eure, de Piouen, de Toulouse ,d’Imphy, département de la Nièvre , ont faitadmirer leurs produits, lors de l’exposition de18x9. Des feuilles de douze à treize pieds de long,sur six pieds et demi de large, ont été présentéespar la manufacture de Piomilly, avec des clousde cuivre propices à joindre ces belles feuilles dansla construction des chaudières, etc.
Les planchesde cuivre destinées auxgraveurssontpréparées chez les planeurs de Pai is; les coupessont ébauchées sous les martinets de ^ icnne , deSaint-Léonard, d’Essone, de Durfort, d’Avignon ,et ces vases imparfaits sont terminés dans uneinfinité d’atelîei’s de chaudronnerie , répandusdans toute la France , et dont il existe des ras-
(1) On estime à vingt mille quintaux métriques la quantitéde cuivre roselte, dont la France a besoin chaque année pouralimenter ses nombreux ateliers.