ZINC.
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Mais (le tous les perfectionnemcns qui ont eu lieudans cette branche d’industrie, celui qui inté-resse essentiellement la France , et qui fera cer-tainement époque dans les annales de son indus-trie manufacturière, c’est le changement heureuxque M. Boucher de l’Aigle vient d’y apporter,en fabricant le laiton avec le sulfure de zinc, quiest si commun en France , et en donnant une va-leur réelle à une substance qui a été rejetée jusqu’àprésent, dans tous les ateliers d’exploitation.
Gellert, Jars et Duhamel père avaient depuislong-temps proposé le moyen de convertir lecuivre rouge en laiton, en le cémentant avec duzinc sulfuré grillé, et par conséquent réduit àl’état d’oxide ; mais soit que l’on eût entière-ment négligé ces premières notions, ainsi quecela n’arriva que trop souvent, soit qu’on aitété rebuté par les difficultés inséparables de touteinnovation , le fait est que tout le laiton se fabri-quait avec la calamine naturelle , ou avec lacadmie , qui est un oxide de zinc sublimé, et re-cueilli dans les cheminées des fourneaux où l’ontraite les autres minerais, cl; qui se nomme aussikiess. C’est ainsi qu’il se fabrique à Holywell,en Angleterre ; à JNorkioping , en Suède ; à Stol-berg dans le pays de 'Julicrs; à Namur , à Jem-mape, en Saxe, etc. Quant aux proportions, ellessont excessivement variables , ce qui tient engrande partie à la qualité des calamines em-