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Tome premier.
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524 MINERAIS MÉTALLIFÈRES,

ployées. A Stolberg et à Namur , on emploiequarante livres de cuivre en coupeaux, contresoixante-cinq livres de calamine de Limbourg, etle double en volume de charbon ; l’opérationdure douze heures, produit un premier alliageque l’on nomme arcot , et qui a besoin d’être re-fondu avec de la calamine mêlée de charbon ,pour être converti en laiton proprement dit.

C’est cette calamine qui est remplacée aujour-d’hui en France , par la blende grillée, qui estabsolument de la même nature que la calamine.En vain concevrait-on encore quelques doutessur cette parfaite identité ; ils doivent disparaîtredevant les expériences décisives faites en grandpar M. Boucher. Non-seulement ce fabricant dis-tingué a opéré plusieurs fois, avec de la blendede Pompéan ( 1 ) , sur des quantités de cuivreégales à celles que l’on emploie dans les Pays-Bas ;mais encore il a converti le laiton qui en est ré-sulté, en divers objets manufacturés, qui ne lais-sent rien à désirer ni pour la beauté, ni pour laqualité. Telles sont les planches laminées, des filsdepuis les numéros ordinaires jusqu’aux plus fins,des épingles de toutes les dimensions, et des élas-tiques de bretelles de tous les numéros (2). Lezinc sulfuré a même cet avantage sur les cala-

(1) Cette blende est d’un brun rouge très-foncé.

(2) Duhamel , rapport sur la fabrication du laiton enFrance . Ann. des mines, t. m, p. 377.